Delcourt - Skybourne et Bad Ass - Tout en subtilités !

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 17/06/2018

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Bad Ass - Kitty Kitty Kill Kill - 7.5/10

 
© Delcourt 2018.

 Bad Ass, le villain le plus chanceux de la planète revient dans une histoire annexe. Pour lui, c’est l’occasion de nous présenter une autre partie de l’univers déjanté auquel il appartient. Bad Ass est ainsi le personnage secondaire de cet album dans lequel Amadeus Kitty est la protagoniste. Je ne dirai pas qu’elle est l’héroïne puisqu’à l’instar d’une autre amoureuse de chat et de héros vêtu de noir, Amadeus Kitty est une voleuse professionnelle. Sa mission : piquer un bouquin mystique super puissant. Un tel ouvrage est donc la cible de tous les brigands du coin d’où la présence de Bad Ass. Hannah, l’auteur, va encore une fois se jouer de nous avec des twists, des blagues et tout un tas de trucs bien sympa pour nous distraire. La gouaille de Bad Ass ne gâche rien et son talent sur la chance et toujours aussi surprenant qu’efficace. Kitty grâce à ses pouvoirs musicaux saura nous montrer toute l’étendue de ses pouvoirs également. Son côté sérieux contrebalancera à merveille la nonchalance de Bad Ass.

Visuellement, Julien Motteler est aux commandes et son travail s’inscrit à merveille dans l’univers de la série. Les amateurs de la série Détectives connaissent déjà son talent et ce sera un régal de profiter de son savoir faire.

Seul regret de l’album, l’histoire ne s’inscrit pas ou peu dans la chronologie Bad Ass. C’est toujours rigolo de voir tout un tas de personnages gentils ou méchants mais on attend une suite à la série principale. Le roi Arthur gagnerait à revenir avec Kitty tant leur contribution a fait des étincelles. Toujours est-il que Bad Ass - Kitty Kitty Kill Kill est un petit plaisir que les amateurs de comics ne se refuseront pas.

 

Skybourne – 8/10

 

Après sa collaboration sur X-Men, Hulk, Avengers ou encore Wolverine, Frank Cho débarque avec Skybourne. Il signe ici le dessin et le scénario et il a dans l’idée d’envoyer tout ce qui lui passe par la tête. Le moins que l’on puisse dire c’est que c’est musclé.

Lazare est bien connu du grand public. Vous savez, c’est l’homme que Jésus ressuscite. Mais saviez-vous qu’il avait eu trois enfants ? Et que le don divin d’immortalité avait été donné à sa progéniture ? Ainsi que la jeunesse éternelle, l’invincibilité et une force de titan. Les rejetons de Lazare : Abraham, Thomas et Grace Skybourne se sont donnés comme mission de combattre les forces du mal et de contenir les êtres mythologiques qui veulent semer la zizanie. Lorsqu’un Merlin l’enchanteur fou revient tuer Grace. Thomas reprend du service pour contrer le magicien qui compte anéantir l’humanité. Le pitch est « over the top » ? Oui, c’est vrai. Et c’est bien pour ça que l’on accroche. Après tout, ce n’est pas plus déconnant que d’autres histoires de super-héros ou que Buffy, l’ado tueuse de vampires ! Skybourne est donc un film d’action où tout va vite pour nous divertir et nous faire voyager.

Cho joue la carte du comics dans le design de ses personnages à l’instar de son travail sur Grace. Elle est belle, elle est musclée et c’est une femme qui a des tripes ! Si vous attendez un personnage plus « mélo », il faudra voir du côté de Thomas qui a le cœur brisé depuis 50 ans et qui aspire à la mort ! Ce dernier point devient même une blague récurrente de l’album.

Skybourne est un récit coup de poing qui joue la carte du divertissement XXL. On attend la suite puisque nous n’avons pas vu Abraham. Avec tout ce que Cho a balancé dans cet album, on craint qu’il est tout donné mais faisons lui confiance pour pousser Skybourne vers encore plus de tout !
© Delcourt 2018.

 

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