Delcourt : Reines de sang - Constance d'Antioche T2 & Cléopâtre T3

/ Critique - écrit par plienard, le 11/03/2020

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Deux reines qui défendent leur statut et leur peuple.

Il faut du caractère pour être reine. Et bien que cela se transmette entre familles, être reine de sang c'est avoir un état d'esprit au-delà du commun. C'est en tout cas ce qu'on ressent à la lecture de ces deux nouveaux tomes de la collection Reines de sang des éditions Delcourt.


© Delcourt 2020.

 La première est sans doute l'une des plus célèbres qui soit. Cléopâtre Théa Philopator, fille de Ptolémée, est allée jusqu'à Rome pour rappeler à César qu'il a un fils, Cesarion, et rappeler à ceux qui convoitent sa succession qu'il y aura un nouveau prétendant. Mais la mort prématuré de César oblige la reine égyptienne à fuir l'empire romain et à retourner dans son pays en proie à la famine depuis son départ.

C'est une reine en difficulté qu'on retrouve dans ce troisième tome. Délaissée par César, elle va être obligée de fuir l'Italie pour découvrir qu'elle a aussi été trahie par ses compatriotes. Une nuance est ici apportée par rapport aux deux précédents albums. Cléopâtre fait preuve d'empathie pour son peuple, un trait qui n'était pas ressorti avant. Elle a pris conscience de son rôle. En cela, elle se rapproche de Constance d'Antioche qui aura la même préoccupation. Et on la découvre fidèle à sa parole, mais aussi mère protectrice.


© Delcourt 2020.

 La seconde reine, Constance d'Antioche, est la moins connue des deux, et même quasiment inconnue pour la majorité des lecteurs s'ils ne sont pas spécialiste de cette période et de cette région.

Si on avait découvert une jeune fille évincée par sa propre mère, et qui avait su apprendre la politique pour récupérer le trône de son père, elle sait aussi montrer une volonté qui va toujours dans le sens bénéfique pour sa province. Il n'est pas question de son seul pouvoir et elle se porte garante de la protection d'Antioche. Mais la mort de son premier mari l'oblige à trouver un nouvel époux. Une place que beaucoup convoite mais qu'elle n'est pas encore prête à offrir. Au bout que quelques années, son choix se portera sur un chevalier errant, cadet de sa famille.

Dans ce second et dernier volet consacré à la reine Constance, une fois de plus on perçoit sa volonté farouche d'indépendance et sa presque obsession de protéger sa province. On est loin de la reine éprise de pouvoir juste par plaisir, mais ici pour le bien de sa communauté. Elle en est le ciment.

 


Les couvertures des 2 albums - © Delcourt 2020.

 

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