Delcourt - Redneck & 30 jours de nuit - Le bal des vampires !

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 02/05/2018

Temps de lecture estimé de l'article : 3 minute(s) - laisser un commentaire

Ach ! Des fampires ! Et oui, les vampires débarquent dans cet article mais ce sont des vampires déglingués ! Entre les éleveurs texans et les ceux du désert mexicain, vous allez être gâtés !

Redneck 01 – 8.5/10

 


© Delcourt 2018.

 

Cates (scénariste) et Estherren (dessin) ne sont pas des noms que je connaissais avant de lire Redneck. Sans vouloir en arriver à la conclusion tout de suite, je dois avouer qu’ils ont su me captiver. L’idée d’un comics sur les vampires, c’est du archi connu ! On en voit partout et ils sont tous plus ou moins pareils : des types habillés en noir et qui vont sûrement tomber « in love » avec les premières lycéennes venues ou qui vont nous montrer à quel point ils sont balèzes par rapport à nous autres mortels ou encore qui vont tenir un club libertin dans une ville improbable. Dans Redneck, les vampires sont… Des éleveurs de vache du Texas ! Des types avec des chemises à carreaux et des moustaches. Ils aiment aller boire des bières et ils ont même un resto de viandes grillés ! Mis à part un prédicateur un peu zélé, nos vampires mènent une vie plutôt rangée dans un bled paumé ! Naturellement tout va partir en vrille avec le décès de l’un des leurs et ce sera l’occasion d’en apprendre davantage sur leur histoire. Mine de rien, ces vampires du Texas, je les ai trouvé cool ! Certes, tout n’est pas joyeux dans leur vie mais ils offrent une fraîcheur à cet univers de vampires qui donnent envie de lire la suite. L’ambiance, les façons de s’adapter à la vie moderne et d’autres choses rendent les héros de Redneck attachants. Les visuels rendent bien ce côté petit bled, mélancolie et violence. Le héros avec ses longues moustaches ne joue pas la carte du héros classique vampire. Il n’est pas beau gosse, il ne joue pas de sa force et il essaie même d’être ami avec tout le monde. Bref, une série à découvrir.

 

30 Jours de nuit 6. Juarez – 3/10

 


© Delcourt 2018.

 

La série 30 jours de nuit s’agrandit avec cette fois-ci un épisode où le soleil est très présent. Pour rappel, 30 jours de nuit désigne le fait que dans les premiers albums, des vampires avaient eu la bonne idée de s’installer dans une ville d’Alaska où la nuit pouvait durer 30 jours. Une « idée de génie » de nos suceurs de sang qui se demandèrent alors comment ils n’avaient pas eu l’idée avant. Ici, place au soleil du Juarez où des femmes mexicaines sont retrouvées mortes. C’est l’œuvre des vampires selon Lex Nova, un détective privé qui pense tenir ici sa vengeance contre ceux qui l’on torturé dans le passé. Cela dit, Lex, il est barjot ! C’est un peu le cousin de Deadpool puisqu’il parle tout seul pour faire le texte explicatif. Et il le fait à haute voix ! Donc tout le monde sait les horreurs et les obscénités que peut penser Lex. L’idée peut paraître intéressante lors des premières pages mais très vite, l’intrigue devient confuse et la moitié des personnages semblent inutiles à l’histoire. On peine à raccrocher les wagons malgré quelques bonnes répliques de Lex. Matt Fraction, l’auteur, nous avait habitué à un autre style lorsqu’il était chez Marvel. On ne peut pas dire qu’il n’a pas pris de risque mais ici, c’est raté. Idem pour Templesmith au dessin. Connu pour son style très atypique, il ne parvient pas ici à recréer l’étincelle qui donne tant de vie à ses dessins. Malgré quelques bonnes couvertures, il ne parvient pas à nous faire entrer dans son univers à cause, sûrement, des traits trop peu détaillés et d’un découpage qui est trop confus à suivre. 30 Jours de nuit 6. Juarez n’est pas un album qui fera date dans la série et dans les comics en général. La série devrait retourner en Alaska car le soleil de Juarez lui a trop tapé sur la tête.

A découvrir

Vous pouvez aussi découvrir d'autres excellents articles sur Krinein, comme celui-ci : Androïdes – Tome 2 : Heureux qui comme Ulysse