8/10Delcourt : La machine ne ferme jamais les yeux et Le songe du corbeau, Jungle : Les enfants du Bayou T1

/ Critique - écrit par Cirriana, le 02/08/2021
Notre verdict : 8/10 - On ne retiendra que le très bon à lire ;)

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Tags : histoire jean roman tome homme monde maison

Aujourd’hui, nous vous proposons du très bon cru et son opposé. On garde le meilleur pour la fin alors bonne lecture !

La machine ne ferme jamais les yeux : 1/10

Une histoire de la télésurveillance de « 1984 » à Facebook

 

Écrit par Ralph Nader présenté ici comme un défenseur des consommateurs, un défenseur américain. Faisons le chemin avec lui sur cette grande enquête sociologique, chez Delcourt.
Platitude.

 

Aïe, ça débute mal, l’introduction faite sous forme de préface, me heurte pas son manque de rigueur et j’ai l’impression d’écouter une vidéo youtube complotiste. Mon problème premier est que ce n’est pas ici une histoire de la télésurveillance mais bien une histoire à charge contre la vie moderne et la liberté personnelle. On nous explique comment la mise sous surveillance de nos vies privées est la suite logique du contrôle des pouvoirs successifs sur leurs populations.

Tout est prétexte à faire peur, la comparaison immédiate d’un duo musulman sortant de la mosquée avec une comparaison physique à Ben Laden; ou encore le message de prévention des lieux publics américain :  if you see something say something, message détourné comme utilisation de la surveillance de masse vis-à-vis de votre vie privée et non comme un outil de prévention contre les attentats. Absolument tous les prétextes y sont détournés : de la visite médicale chez le médecin du travail à la peur ridicule d’avoir un traceur GPS sur soi ou encore que son propre chien soit lui-même tracé par une puce GPS.

Ce que je regrette dans cette bande dessinée en noir et blanc ce n’est pas la présentation des informations (qui reste extrême mais intéressante) mais la transmission biaisée d’informations qui jouent sur la peur et sur l’oppression. Les dessins sont toujours orientés de façon à ce qu’ils reflètent un certain standard cinématographie comme un agent James Bond qui serait planqué derrière un buisson dans votre jardin à vous observer etc...
Pff tout y est de l'agent secret à l'otage.

 

Le sujet est important, nous questionner sur la liberté pose débat aujourd’hui mais il ne doit pas être présenté avec un tel angle qui biaise toutes informations. L’auteur aurait mieux fait de se tenir aux faits qui sont ici assez intéressants sans vouloir nous infuser sa version du monde aussi catastrophique soit-elle. Il n’est pas possible d'établir des pages d’argumentations qui tiennent sur une introduction aussi fragile : « si c’est vrai c’est pas de la spéculation » fin de l’argumentation le débat est clos merci de valider tout ce que je proposerai à l’avenir. On passe d’un chapitre à un autre avec des doutes et des inquiétudes levées sans fondements, sans réponses non plus. Les auteurs font des liens entre tout et n’importe quoi et tend vers la force supère internationale qui contrôlerait le monde. Le fond est tel qu’il prend le pas sur le dessin qui reste classique mais intelligible.
on est bien là non?.

 

Bref en fin de compte on est déçu de l’état alarmiste avec lequel cette BD a été écrite sur un sujet aussi  important sans traitement de fond des faits et reposant uniquement sur le seul rouage de la peur.

 

 

 

Les enfants du Bayou T1 : 8/10

Chez Jungle
Trop mignon malgré ses crocs.

 

Voilà un univers rare en jeunesse, le bayou et son monde étrange peuplé d’animaux exotiques et de magie. Suivez l’installation de Blaise, fraîchement débarqué de la ville en plein milieu du Bayou.

 
La petite s'ennuyait visiblement.

 

 

Accompagné seulement de son père, le jeune citadin a un peu de mal a s'y retrouver. Heureusement sa jeune voisine Liloye, qui n’attendait que la venue d’un petit nouveau, va le prendre sous son aile et lui montrer les environs : entre exotisme et tradition le dépaysement est garanti. Accompagnés d'un alligator de compagnie, les deux jeunes enfants partent à l’aventure et vont essayer d’aider Jimmy. Qui est Jimmy ? Pour cela il faudra lire l’histoire ! Un début de duo tout mignon, porté par un environnement foisonnant qui ne demande qu’à se développer au fil des histoires. On salue le trait simple et efficace, ainsi que la mise en couleur vive d’Eva Roussel. Et on attend le tome 2 de cette aventure décrite par Isabelle Bottier.

 
Moi aussi je fais le ménage en secouant mon alligator, pas vous?.

 

 

Le songe du corbeau : 9/10

Atelier Sento édition Delcourt
Un univers magique et magnifique.

 

 

Surtout ne lisez pas le résumé!  Laissez-vous embarquer par cette bande dessinée, la surprise est de taille mais pas que …

 
Peut être un peu de Miyazaki ici dans le monstre.

 

En quelques mots, sans rien dévoiler du scénario, vous allez suivre des enfants plongés dans un monde fantastique. Les dessins, sont magnifiques, les tons pastels soulignent juste ce qu’il faut, les traits sont ronds, les images douces et en harmonie avec la rêverie proposée ici par l’Atelier Sento.
La grande découverte.

 

 Cette promenade japonisante vous amènera aussi dans le japon urbain et moderne, comme pour faire coller cette rêverie à notre réalité. Petit Nota Bene, malgré ses dessins doux et ses tons pastel, ce livre n’est surtout pas à mettre entre des mains d’enfants. Mais chut, à vous de découvrir la chute de cette histoire de ce très bon titre.

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