Delcourt - James Bond & Criminal - Les deux côtés de la barrière !

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 24/04/2018

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L'un tue pour protéger le monde et le fait avec un martini. L'autre tue pour son chef mafieux et le fait avec tout ce qui est possible de s'envoyer ! Bond d'un côté, Criminal de l'autre, choisissez votre style !

James Bond 03. Hammerhead – 6.5/10

 


© Delcourt 2018.

 

Après Ellis, c’est au tour de Diggle de nous conter les aventures du plus célèbre espion anglais. Diggle, il connaît les intrigues à tiroirs et autres subtilités grâce à son travail sur le Maître Voleur. Il va donc emmener James Bond dans une histoire d’armement, de gros contrats et de terrorisme. James survit de peu à sa dernière intervention et il est « mis sur la touche » en servant de garde du corps à un puissant fabricant d’arme de la couronne. Cette mission va s’avérer être un nid de vipère et le point névralgique d’un plan visant la main mise sur le monde. Heureusement au milieu de cette folie, il y a toujours une «James Bond Girl » en la personne de la fille de notre magnat des armes. James aura donc l’occasion de siroter son cocktail préféré avec la charmante demoiselle. Les ingrédients d’un épisode réussi sont là : action, classe et jolie fille mais il faut admettre que le côté « classique » l’est un peu trop et que l’habitué saura vite les tenants et les aboutissants de cette histoire avant même que le grand méchant explique son plan à tout le monde. Nous passons un bon moment, ce qui est déjà bien et cela est aussi le fruit des dessins de Casalanguida qui s’inscrit dans le style des autres tomes : précis, vifs et au découpage saisissant. Un album qui se savoure comme un autre classique : le martini.

 

Criminal 7. Au mauvais endroit – 7/10

 


© Delcourt 2018.

 

Brubaker connaît son affaire avec Criminal. L’ambiance lourde, les personnages charismatiques sont des choses qu’il maîtrise bien. La famille Lawless reprend donc du service et c’est le papa qui s’y colle. Teeg se fait coincer, va en taule et alors qu’il pensait sortir, les ennuis débarquent à la pelle. Une course à la mort s’engage pour le malfrat qui voit sa tête mise à prix par un inconnu. Une intrigue qui nous balance de l’action non stop. Teeg paraît presque sympathique dans cette aventure. Heureusement la seconde histoire est loin d’être aussi brillante pour sa réputation. Teeg y apparaît froid au possible et obsédé que par sa mission. Peu importe les moyens et peu importe que son fils Tracy, âgé alors de 12ans, soit une « victime » collatérale de l’histoire. On comprend mieux les atouts que Tracy a pu développer par le biais de cette aventure. Le petit plus de l’album est d’avoir l’aventure de Teeg et de Tracy mis en relief via les lectures qu’ils ont. Teeg lit un comics d’un barbare qui vit dans la violence et la vengeance alors que Tracy lit les aventures d’un adolescent qui doit vivre les affres d’une double vie au service de la justice tout en gérant une malédiction qui l’empêche de vivre normalement. Le parallèle entre leur vie et leur lecture est intéressant et permet d’entrer dans la psychologie des personnages. Les dessins changent un peu de la saga et sont en noirs et blancs. Ils rendent hommage à la culture comics et le barbare n’est pas sans rappeler le Conan de Buscema (mais en blond). Un tome intéressant qui aurait mérité plus d’intrigue mais qui est appréciable grâce à ce jeu vie des personnages et histoire de comics.

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