Delcourt : L'étoile de Koursk, En falsh T2

/ Critique - écrit par plienard, le 19/09/2021

Temps de lecture estimé de l'article : 2 minute(s) - laisser un commentaire

Tags : guerre comics histoire tintin album jeunesse noir

Un monde en guerre

Machines de guerre - Tome 4 : L'étoile de Koursk - note : 7/10

Si les séries sur les avions sont légion, c'est déjà moins courant sur les chars d'assaut ! A ma connaissance, cela n'existe pas. Mais c'est le pari qu'ont tenté les éditions Delcourt avec déjà quatre tomes.


© Delcourt 2021.

 

Après le JS-1 (russe), le Tigre (allemand), le Sherman (américain), place à un nouvel appareil soviétique, le T34, considéré comme le meilleur char de la seconde guerre mondiale.

Les auteurs, Jean-Pierre Pécau et les illustrateurs Senad Mavric et Filip Andronik nous présentent l'historique de ce char au travers de l'histoire d'Aleksandra Samusenko qui fut la seule femme affectée à la première armée blindée de la Garde et fut distinguée de l'ordre de la Guerre patriotique et de l'ordre de l'Etoile rouge pour sa bravoure à la bataille de Koursk.

Et si le titre de meilleur char de la seconde guerre a été attribué au T34, il a pourtant fait les frais de l'inexpérience des conducteurs russes et des protocoles absurdes de l'armée russe.

 

En falsh - Tome 2 : On bougera pas - note : 7,5/10

En falsh, autrement dit "dans le dos, en secret" passe la deuxième. La description de la vie d'une banlieue, d'un immeuble et de ses habitants, pris en otage par le trafic de drogue. Les dealers squattent le hall, les habitants cherchent à réagir par des actions pacifiques. C'est peut-être la solution, la bonne manière. Et les politiques apportent leur soutien. Mais il va falloir résister. Qui bougera le premier ? C'est un, deux, trois, Soleil, celui qui bouge a perdu ...


© Delcourt 2021.

 

Si ma présentation est plutôt gentille, la réalité l'est beaucoup moins. Les dialogues au vocabulaire limité expriment toute la dureté des rapports, et se retrouvent jusque dans la manière de draguer dans le début de l'album.

Côté dessins, on est dans un style graphique qu'on pourrait qualifier de très urbain, ce qui, vous en conviendrait, correspond totalement au sujet. Un récit où il n'y a aucune couleur, rien qui permette d'avoir un quelconque espoir, une lueur... Tout est gris, les rapports entre personnages sont à la limite de la violence.

Certains regretteront que c'est encore un reportage sur la banlieue avec tout ses poncifs. C'est peut-être vrai, mais on a rarement touché aussi près de la réalité.

 


Les couvertures des deux albums - © Delcourt 2021.

 

A découvrir

Vous pouvez aussi découvrir d'autres excellents articles sur Krinein, comme celui-ci : Androïdes – Tome 2 : Heureux qui comme Ulysse