Delcourt - Buzzkill, Oblivion Song et Dracula sont dans un bateau

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 30/09/2019

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Du bon,du moins bon... Découvrez qui est quoi !

Buzzkill – 6/10

 
© Delcourt 2019.

 

Commençons cet article par un comics de super-héros, aux commandes nous retrouvons Donny CATES que j’adore sur la série Redneck (le truc de vampires un peu losers du sud des US) ainsi que Mark REZNICEK. Avec eux, Geoff SHAW signe les dessins. Quelque chose me dit que vu l’équipe et la couverture notre super-héros ne va pas être irréprochable et invincible. Mais n’est-ce pas le propre du héros que de devoir dépasser ses faiblesses ?

Nous découvrons ainsi Reuben au milieu d’un cercle d’alcooliques anonymes et assez vite, nous apprenons qu’il est un super-héros dont les pouvoirs s’activent quand il est sous influence de substances :café, coke et surtout alcool qui sont là pour le renforcer et lui donner des allures de Superman (ivre). Reuben en a marre d’être défoncé et il veut se racheter une conduite et prendre sa retraite du monde des héros. C’est toujours à ce moment là que vos pires ennemis débarquent pour vous coller un coup de latte dans la gueule. C’est ce qui va arriver à Reuben et l’histoire va donc être une succession de moments où il doit sauver ses miches et tenter une thérapie avec comme parrain une sorte de Dr. Strange déglingo. On le comprend, outre la quête de notre héros, nous avons une petite satyre du monde des super-héros. Cela dit, un tome, c’est plutôt léger pour pleinement s’imprégner de l’univers et tout semble être un peu trop rapide à mon goût. C’est dommage parce que le ton et le dessin rappelle d’autres trucs du genre comme Kick-Ass, The Boys ou même Irrécupérable.

Cela dit, l’album se lit bien et nous passerons un moment sympathique, c’est déjà ça.

 

Oblivion Song – Tome 2 – 6.5/10

 


© Delcourt 2019.

 

Changement d’univers avec le presque post-apo de KIRKMAN et DE FELICI. Nous allons donc retrouver Nathan qui  doit gérer les conséquences de ses actes après le surprenant tome 1. Côté scénar’, c’est surtout le frère de Nathan que nous suivons au début avant de retrouver notre héros en mode Grande Evasion. Au final,  c’est un  bazar sans nom entre les deux mondes mais le meilleur semble à venir avec la découverte de cette civilisation outre-monde dont les intentions ne sont pas entièrement nettes. Ce tome est donc le moyen de finir de poser les enjeux et de poser les frères Cole comme des pivots de la série. Entre le scientifique survivaliste et l’ancien escroc devenu leader d’une communauté, nous avons les ingrédients pour développer un truc intéressant. D’autant plus que KIRKMAN va avoir un peu plus de temps libre avec la fin tant attendu de sa grande série (The Walking Dead).

L’épisode est un peu lent, les graphismes parfois un peu approximatifs mais le thème fonctionne, nous voulons en savoir plus. De quoi titiller notre curiosité avec un futur tome 3.

 

Dracula – Edition couleur – 3/10

 


© Delcourt 2019.

 

L’expression veut que l’on garde le meilleur pour la fin. Ce n’est pas le cas dans cet article puisque je termine avec le Dracula de COPPOLA adapté par Roy THOMAS et Mike MIGNOLA. Les deux hommes sont des légendes du comics, THOMAS a bossé sur du Star Wars, du X-Men et j’en passe. MIGNOLA est le papa de Hellboy et à un style reconnaissable entre 1000. Cependant, il semblerait que même les légendes peuvent se tromper.

Déjà, nous partons de la vision de Dracula par COPPOLA. Il reprend le roman de STOCKER mais y ajoute davantage de romance entre Mina et le comte ou encore une esthétique qui ne plaira pas à tout le monde. J’avais trouvé le roman assez ennuyeux et je ne peux pas dire que le film m’avait hyper transporté (sauf quelques scènes). En comics, cela donne une impression de scénario accéléré et bâclé où nous allons parfois passer d’un moment à l’autre de l’intrigue sans crier gare et sans expliquer la moitié du quart des infos au lecteur. Le roman était certes un poil trop long pour rien mais au moins, nous avions quelques informations pour nous aider à suivre. De plus, Dracula y apparaît comme super puissant mais il se fera repousser et battre comme un néophyte. Ses pouvoirs démesurés étant éclipsés au passage.

Visuellement, nous perdons l’ambiance et le style MIGNOLA. On dirait presque que Mike voulait se débarrasser d’un devoir d’école pour retourner jouer avec ses propres œuvres. Ainsi, nous avons des personnages qui changent de look entre deux pages ou un manque criant de détails dans des lieux qu’affectionnent pourtant l’artiste (vieux châteaux, cimetières, …).

Un album qui est loin de m’avoir réconcilier avec Dracula et avec les adaptations de films en comics.

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