Delcourt : Le chant des Stryges T18, 14-18 T9

/ Critique - écrit par plienard, le 13/08/2018

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Le point commun entre ces deux séries : leur scénariste Eric Corbeyran.

Le Chant des Stryges - Tome 18 : Mythes - note : 8,5/10

C'est la fin d'un mythe. Les auteurs, Éric Corbeyran et Richard Guérineau, ne s'y trompent pas d'ailleurs en intitulant le dix-huitième tome de leur série Le Chant des Stryges, Mythes.


© Delcourt 2018.

 

Après la destruction de la caverne du Cornu (dans le tome précédent), le monde a connu un déluge de feu et de pierres qui l'a complètement détruit. Les rares survivants subissent des mutations et la famine. Ils sont menés par un Carson toujours aussi dingue et plus que jamais à l'aise dans cette atmosphère de fin du monde, totalement dans son élément. Dans cette apocalypse (qu'ils ont provoqué), Debrah, Nivek,  Cris, Tom et Abeau sont à la recherche du dernier Stryge.

Un dernier album pour la fin d'une histoire et la fin d'un monde. L'heure des comptes a sonné et nombre de lecteurs et de fans espéraient ce moment de plus en plus tard. La fin est à l'image de la série, sombre, légèrement pessimiste et prophétique. Elle n'est, en tout cas, pas totalement fermée. Et il est amusant de voir que nos héros font référence à la série Walking dead, pourtant sa cadette, tant l'ambiance de fin du monde y est prenante.

 

14-18 - Tome 9 : Sur la terre comme au ciel (juillet 1918) - note : 8,5/10

Débutée en août 2014, la série 14-18 arrive bientôt à son terme, à l'image du conflit qu'elle retrace au travers de l'existence de huit hommes mobilisés en 1914 et originaires du même village.


© Delcourt 2018.

 

Huit hommes, qui ne sont plus que maintenant deux sur le front  et qui voient l'arrivée des américains qui viennent prêter main forte. Nous sommes en juillet 1918 et c'est le tournant décisif. La fin de la guerre est proche mais nos héros ne le savent pas encore.

Momo écrit à son amie Nini - comme depuis le début du conflit - et lui promet de ne pas lui raconter "les sempiternelles horreurs qui ont jalonné le front durant ces dernières semaines". En effet, l'arrivée des américains (sur le front et dans les airs) a apporté une bouffée d'espoir. Mais cela n'empêche pas certaines horreurs de continuer et si les hommes d'outre-Atlantique sont des héros, ils n'en sont pas moins des hommes. Comme Mason qui a besoin de sa dose de cocaïne pour supporter de grimper dans l'avion. Une addiction qui peut s'avérer fatale. Mais pour qui ?

La série d'Éric Corbeyran et d'Étienne le Roux est devenue indispensable tant elle exprime clairement et simplement les sentiments, mais aussi la stupidité de certaines situations dans un tel conflit. Et quand l'ironie du sort s'en charge, cela est d'autant plus cruel.

Étienne Le Roux offre ici une belle bataille dans les airs. Et si plus aucun Poilu n'est vivant pour nous raconter cette "grande guerre", il restera à jamais cette série.

 


Les couvertures des 2 albums - © Delcourt 2018.

 

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