Delcourt : Célestin Gobe-la-Lune, Aquablue T15

/ Critique - écrit par plienard, le 16/12/2015

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A l’heure de la COP21, Aquablue est indispensable alors que Célestin va permettre de nous faire rêver.

Célestin Gobe-la-Lune – intégrale – note : 8/10

2015 est l’année de Wilfrid Lupano. Après cinq albums parus cette année, voici que les éditions Delcourt ressortent le diptyque Célestin Gobe-la-Lune, dessiné par Yannick Corboz. L’histoire d’un hurluberlu, abandonné à sa naissance par une paysanne et qui pense qu’il est issu de la noblesse parce qu’il a été retrouvé dans un beau linge. Il n’a qu’un seul désir : retrouver sa condition en épousant une belle héritière. Doté d’une incroyable confiance en lui, il désespère seulement d’y arriver tant les prétendantes le préfèrent comme amant plutôt qu’en potentiel mari. Jusqu’au jour où il tombe, littéralement, sur la princesse Pimprinule. C’est décidé, il l’épousera !


©Delcourt édition 2015.

Un conte extrêmement drôle de Wilfrid Lupano, où personne ne semble être à sa place. Le roi n’a rien du roi despotique. Il hait les codes de la cour et préfère faire des combats de pugilat plutôt que de lever de nouveaux impôts. Sa fille voue un amour sans borne pour ce père taillé dans le roc et désespère de trouver un prétendant de sa trempe. Sa sœur, Gysmonde, espère se débarrasser de ce petit monde pour régner en despote. Dans l’entourage de Célestin, l‘ambiance est plutôt à la révolution. Au milieu de ce petit monde, Célestin tente de s’élever socialement à la recherche de l’âme sœur.

L’épopée amoureuse de ce personnage se déroule avec un rythme fou. Le trait souple de Corboz est un bonheur malgré un premier album dans lequel les traits sont trop épais sur certaines pages. Le second tome est plus agréable. Mais le récit est un régal tout du long. Les personnages sont sympathiques, tous un peu fou, avec une préférence pour la sœur du roi,caricature de ces femmes cruelles qui peuplent les contes et rendus célèbres par Disney.

 

Aquablue – Tome 15 : Gan Eden – note : 7/10

Quatrième tome de Régis Hautière et Reno pour le second cycle d’Aquablue, ce qui en fait le quinzième de la série, l’album n’a que deux petits défauts : une couverture pas vraiment alléchante, un peu pauvre et une fin un peu rapide dans la description des événements. A l’inverse, et c’est bien là le plus important, le contenu est bien plus riche et mouvementé.


©Delcourt édition 2015.

Alors qu’un mystérieux groupe terroriste aquabluen a pris possession du super-paquebot Standard-Island et retient prisonnier plus d’un millier de personne, Nao décide d’accepter une partie de leurs revendications et se livre à eux afin de pouvoir libérer Mi-Nuee. Pendant ce temps, Carlo, avec l’aide de Cybot va essayer de libérer les otages.

Cet album est important dans ce cycle car on est maintenant rentré dans le vif du sujet, et tout se met en branle. Les terroristes mettent à exécution leur plan,  le commanditaire de tout cela est dévoilé, et l’avenir de la planète Aquablue et de son peuple s’annonce on ne peut plus sombre. Le dessin de Reno est magnifique avec notamment cet échange entre Nao et l’Uruk-uru qui est un des éléments forts de l’album, tout cela sans texte.

Cet album a un côté très cinématographique qui n’est pas déplaisant et malgré un final qui fait l’impasse sur quelques transitons comme pour marquer un enchainement rapide des événements, on retrouve l’ambiance et l’atmosphère qui nous a tant marqué dans le premier cycle.

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