Dargaud : Silex and the city T6, Superdupont renaissance T1, Mort au tsar T2

/ Critique - écrit par plienard, le 28/10/2015

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Des albums qui marquent des retours chez Dargaud avec le retour d’un super héros, le retour de l’âge de pierre et le retour de la mort du tsar.

Silex and the city– Tome 6 : Merci pour ce mammouth ! – note : 6/10

La saga continue avec le sixième album de la série aux éditions Dargaud et la 4ième saison qui débute le 02 Novembre 2015 sur la chaine Arte. L’actualité, à la sauce Jul, croquée et parodiée à l’âge de pierre est une vraie réussite. Mais si l’auteur montre une belle imagination, on a parfois l’impression que l’album sert à faire le plus de jeux de mots possibles et imaginables. La preuve en est avec l’arbre généalogique universel des cro-mormons. Et si Jul montre une réelle aptitude et un certain talent à les trouver, on frise parfois l’indigestion.


©Dargaud édition 2015.

Web Dotcom et Rahan de la Pétaudière ont décidé de se marier. Mais la première n’est pas assez de souche aristocratique au goût de ses futurs beaux-parents. Il va donc falloir dépasser ces préjugés en plus des petits problèmes qui peuvent survenir avant un mariage comme le choix de la robe de mariée, l’enterrement de vie de garçon ou d’autres soucis de l’autre religieux.

Au vu du succès actuel de la série (BD comme télévisée), les lecteurs continuent d’y trouver du plaisir et Jul ne semble nullement essoufflé. On est donc parti pour quelques épisodes supplémentaires qui, il faut bien l’avouer sont quand même assez drôles.

 

Superdupont renaissance – Tome 1 – note : 7/10

Si le retour de Superdupont est un petit événement, il est surtout synonyme du retour de Gotlib à la bande dessinée. Si l’auteur n’a jamais réellement disparu, étant devenu une légende pour ainsi-dire, on en avait un peu soupé des rééditions et autres intégrales en tout genre de son œuvre.

Il est ici co-scénariste avec François Boucq et Karim Belkrouf pour la renaissance du héros qu’il avait créé avec Jacques Lob en 1972 et montre qu’il a gardé sa fraicheur et son humour intact. Question graphisme, qui d’autres que François Boucq pouvait reprendre le flambeau ? Déjà pressenti à l’époque de la disparition d’Alexis pour reprendre le flambeau en 1977, son dessin s’affiche comme l’évidence même. Il y a un côté cru qui convient à la fois à l’ambiance, l’univers et le personnage.


©Dargaud édition 2015.

Il y avait Dupont et Dupond, il y aura maintenant Superdupont et Superdpont, car le fiston n’a rien à envier à son père en matière de pouvoir. Après avoir épuiser sa mère à la première tétée, ce sont deux vaches qui subiront ses assauts goulus. Tout cela sous l’œil attentif et paternaliste de son superpapa. Et la seule fois où il relâchera l’attention, un superméchant, le pape des ténèbres, et ses chers exécrables vont capturer l’enfant pour le pervertir.

Il est vrai que le personnage a pu être récupéré dans le passé par certains politiques pour des thèmes nationalistes, à la limite du racisme. Cette image du français beauf a d’ailleurs pu lui coller à la peau un moment. Mais on pouvait largement en douter venant d’un homme comme Gotlib et cet album vient replacer le personnage dans la vérité et l’ouvre à la paternité qu’il accepte avec la plus grande des envies.

Et si cet album vous donne envie de découvrir « l’ancien Superdupont », une intégrale Il était une fois Superdupont devrait voir le jour à la mi-novembre aux éditions Fluide glacial.

 

Mort au tsar – Tome 2 : Le Terroriste – note 7/10

Après avoir traité la situation selon la victime (T1 – Le Gouverneur), Fabien Nury, le scénariste, et Thierry Robin, le dessinateur, revienne sur le même événement vu du terroriste.


©Dargaud édition 2015.

On suit donc les préparatifs du guet-apens qui va provoquer le mort du gouverneur et les précautions que Georgi prend pour monter son équipe. Trois personnages assez différents qui l’accompagnent avec le cocher Vania, l’étudiant Heinrich et l’actrice-chimiste Erna.

Un thriller assez prenant auquel le dessinateur donne une aura particulière avec son trait fin. Le personnage de Georgi semble voler sur cette histoire comme un mauvais esprit, un être invisible que la police secrète du tsar, l’okhrana, n’arrive pas à identifier.

Après le diptyque La mort de Staline, toujours chez Dargaud, les auteurs reviennent ave un diptyque sur l’ère pré-soviétique de fort belle manière.

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