Dargaud : Raven T1, Charlotte impératrice T2

/ Critique - écrit par plienard, le 22/07/2020

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Un pirate et une impératrice, cela donne deux bonnes séries.

Raven - Tome 1 : Némésis - note 7,5/10

C'est un album qu'on aurait dû voir depuis le mois d'avril dans les bacs de nos libraires. Mais les évènements étant ce qu'ils sont, il aura fallu attendre deux mois de plus pour retrouver l'auteur Mathieu Lauffray avec une nouvelle histoire de pirates. Un genre qu'il connait bien puisqu'il est aux dessins de Long John Silver, une série écrite par son ami Xavier Dorison, déjà aux éditions Dargaud. Et c'est vrai que c'est un genre qui lui va bien et qu'il maîtrise parfaitement. Son Raven est emballant. C'est d'ailleurs un des titres phares de ce mois de juin 2020.


© Dargaud 2020.

 Raven est le nom du héros. Et dès la première case, il est dans une situation bien compliquée. On comprend d'emblée que ce personnage peut se mettre dans des situations inextricables, comme être attaché à une ancre jetée en pleine mer ! Mais qu'a-t-il fait pour en arriver là ? On revient alors quelques jours en arrière, en plein abordage d'un galion espagnol. Mais Raven n'est pas aux commandes. C'est tout au plus un sacré combattant, téméraire et éclatant, mais capable de maladresse qui en font un "chat noir" aux yeux des autres pirates.

Si Raven a le rôle-titre, il y a aussi son alter-ego féminin en la personne de Darksee, son parfait contraire. Outre le fait qu'elle soit du sexe opposé, elle est aussi impitoyable qu'il est maladroit, elle est estimée autant qu'il est raillé. Et il vont se retrouver à chercher le même trésor. Mais attention, Raven n'est pas pour autant un pied-nickelé. Si sa maladresse donne parfois un accent burlesque à l'intrigue, on est plus dans la philosophie d'un Jack Sparrow dans Pirates des Caraïbes.

C'est donc bien le premier tome d'une série d'aventures et de pirates que nous avons ici, contenant la qualité et l'énergie que l'auteur a l'habitude de mettre dans ses albums.

C'est sans peur que nous partons à l'abordage de cette série naissante.

 

Charlotte impératrice - Tome 2 : L'empire - note : 8/10

Fabien Nury n'a pas son pareil pour mettre en scène des personnages réels, au fort pouvoir romanesque. Atar Gull, Staline, Joseph Joanovici dans Il était une fois en France, Chris Kyle et son assassin Eddie Ray Routh, c'est maintenant une simple princesse belge qui deviendra impératrice du Mexique qui passe entre ses mains expertes de raconteur d'histoire.


© Dargaud 2020.

 Associé à Mathieu Bonhomme (Le marquis d'Anaon, Esteban, L'âge de raison, L'homme qui tua Lucky Luke), il a trouvé en ce dessinateur l'artiste idéal pour cette histoire.

Le parcours de cette princesse est fulgurant. Sorte de Sissi belge, Charlotte va devoir remplacer son monarque de mari dans la gestion de l'empire qui lui a été confié. Malgré quelques volontés à vouloir bien faire, Maximilien d'Autriche se heurte aux oppositions de l'armée, du clergé et des notables, plongeant le pays dans la crise. Baissant les bras face à la difficulté, il va préférer retourner à ses plaisirs faciles et ses vieux démons, laissant sa femme prendre en main la situation.

On voit alors la petite princesse prendre de l'envergure. Si elle avait quelques idéaux sociaux, elle va apprendre à manœuvrer avec les forces en place quitte à devoir utiliser des méthodes qui ne lui ressemble guère. Mais cette femme est aussi soumise à des désirs qui bouleverse sa morale et es croyance religieuses. Jusqu'où ira-t-elle ?

 


Les couvertures des 2 albums - © Dargaud 2020.

 

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