Dargaud : La fuite du cerveau, Malgré tout

/ Critique - écrit par plienard, le 13/11/2020

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De l'amour, de l'humour, chez "Dargour".

Malgré tout - note : 8/10

C'est une histoire d'amour pas commune que nous raconte Jordi Lafebre pour laquelle il signe le scénario, les dessins et les couleurs (avec Delphine Sapin). L'originalité de l'histoire vient à la fois de la relation qu'entretiennent les personnages principaux, Ana et Zeno, mais aussi de la chronologie des événements de leur vie qui est relatée.

Ana et Zeno s'aiment, mais n'ont jamais vécu ensemble. Pire, ils ont été éloignés l'un de l'autre toute leur vie. C'est pour ainsi dire seulement à l'âge de la retraite qu'ils vont enfin pouvoir vivre ensemble. Elle fut maire d'une ville, et lui a préparé une thèse, et a parcouru les mers à travers le monde. Leur relation s'est résumée à des échanges téléphoniques ou des correspondances épistolaires.


© Dargaud 2020.

 

Jordi Lafebre a découpé la relation de ses deux personnages en 20 chapitres. Et chacun d'entre eux remontent dans le passé pour vous apporter l'élément explicatif  à posteriori. Une sorte de remontée dans le temps d'une histoire d'amour, belle et saine. Ana est bien mariée à Giuseppe et jamais elle ne l'aura trompé. Alors quelle est cette histoire avec Zeno ?

Jordi Lafebre a du talent pour raconter et mettre en dessin le bonheur simple, la joie d'un coup de fil. Ses personnages sont expressifs, toujours positifs. Ils sont parfois en colère mais jamais violents.Une belle vision de l'amour.

 

La fuite du cerveau - note : 8,5/10

On a encore en tête le précédent et très bon album de Pierre-Henry Gomont, Malaterre, aux éditions Dargaud. Il revient, avec le même éditeur, pour une histoire quelque peu loufoque, mais terriblement drôle. Derrière ce titre énigmatique, La fuite du cerveau, se cache le vol du cerveau d'Albert Einstein par le médecin légiste Thomas Stolz qui va autopsier le corps du célèbre scientifique.


© Dargaud 2020.

 

C'est le branle-bas de combat à l'hôpital de Princeton qui vient d'accueillir le corps d'une personnalité internationale : Albert Einstein, lui-même. Thomas Stolz doit alors arrêter ses activités sur le champ - comme celle de draguer Marianne, la jolie neurologue du cinquième étage - pour autopsier le corps du célèbre défunt. Le constat est implacable : rupture d'anévrisme, et donc mort naturelle. Le corps va pouvoir être rendu à la famille et être incinéré selon les dernières volontés du mort. Mais rien ne va se passer comme prévu. Thomas Stolz va avoir ... une idée, avec peut-être le début de la gloire : déterminer le siège du génie à l'aide du cerveau du plus intelligent des hommes. Il va alors commettre l'irréparable : voler le cerveau d'Einstein. Un road-movie hilarant va alors s'enclencher.

Pierre-Henry Gomont a le sens de la dérision, dans son dessin mais aussi dans ses textes. Il parvient à embarquer son lecteur qui gobe tout ce qu'on lui dit, comme le personnage principal. Si Thomas Stolz est plus qu'étonné de se retrouver face à face avec un Albert Einstein sans boîte crânienne, très rapidement on va partir dans une course-poursuite entre des agents du FBI et nos amis - Thomas, Marianne et Albert - totalement dépassés par les évènements.

Une bonne dose d'humour, avec aussi un peu d'émotion sur la fin.

 


Les couvertures des 2 albums - © Dargaud 2020.

 

 

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