Dargaud : La Banque T5, Les Beaux étés T2

/ Critique - écrit par plienard, le 13/06/2016

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Si vous faites un voyage dans l’histoire avec la Banque, le tome 2 des beaux étés vient pile-poil au bon moment pour nous éclairer la grisaille ambiante.

La Banque – Tome 5 : Troisième génération, 1882-1914 – note : 6.5/10

Suite de l’extraordinaire épopée dans le monde bancaire par  Pierre Boiserie et Philippe Guillaume aux éditions Dargaud avec la troisième génération de la famille Saint-Hubert. C’est aussi l’occasion de faire un petit survol des faits historiques. Nous sommes ici dans les années 1880, après le second empire. Il va donc être question du canal de Panama, de scandales financiers (évidemment) et de tour Eiffel.


©Dargaud édition 2016.

On retrouve les Saint-Hubert, en particulier, Joseph qui prend la main sur la banque familiale. Il fait, d’ailleurs, preuve d’une grande intelligence, sachant être offensif quand il le faut et sait raison garder à d’autres occasions. Il a le nez creux et parfois c’est au détriment de son frère, Achille qui va finir par se lancer dans la politique.

Vous ne connaissez pas la famille Saint-Hubert. Peu importe, cela ne doit pas être un frein à vouloir la découvrir en commençant par ce cinquième tome. Un arbre généalogique vous fait le portrait de la famille avant de suivre leurs frasques  et vous aide à identifier les différents personnages et leur psychologie.

Stéphane Brangier est aux dessins de ce troisième triptyque pour un résultat mitigé. S’il rend parfaitement le style de l’époque, les scènes s’enchainent sans réellement de liant. On passe rapidement sur les événements et on peine à se rendre compte de l’évolution dans le temps. Seule indication ? La coupe de cheveu de Joseph qui va raccourcir au fil du temps.

En voulant traiter à la fois de la famille et de l’époque, on survole un peu les deux et tout cela manque un peu de fond, surtout sur les personnages dont la psychologie mériterait d’être creusée.

 

Les beaux étés – Tome 2 : La calanque – note : 8/10

Si le premier tome nous avait déjà séduits, ce tome 2 vient confirmer la bonne impression du départ. Zidrou prouve une fois de plus son talent pour les belles histoires alliant l’humour et la tendresse. Jordi Lafebre, son acolyte, signe une partition de toute beauté, pleine d’énergie, sentant la bonne humeur à l’image de leurs personnages, les Falderault.


©Dargaud édition 2016.

Mais qui sont-ils ? Le père est dessinateur de bande dessinée et est toujours à la bourre pour finir ses dessins. Mais  il jure que l’année prochaine on ne l’y reprendra plus ; Magdalena, la maman, est douce et jolie. Leurs trois enfants, Julie, Nicole et Louis sont d’une gentillesse à rendre envieux tous les parents. Cette sympathique famille belge vit dans une sorte de monde heureux, où tout est prétexte à rire et que rien ne peut détruire dès qu’ils partent en vacances. Le pauvre auto-stoppeur qu’ils vont embarquer n’en croit toujours pas ses yeux et ses oreilles. Cette famille vous met une grande baffe dans la gueule avec sa bonne humeur et sa joie de vivre.

Se déroulant quatre ans avant le tome 1, ce deuxième tome peut se lire indépendamment de son prédécesseur, même si vous passerez à côté d’une ou deux blagues. Et si je vous conseille cet album, je ne peux pas le faire sans vous conseiller le tome 1. De toute manière, lisez-le et vous comprendrez.


Les couvertures des 2 albums - ©Dargaud édition 2016.

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