Dargaud : Isadora, Achille Talon

/ Critique - écrit par plienard, le 02/06/2017

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Isadora - note : 6,5/10

Isadora Duncan est un personnage hors-norme et l'autrice Julie Birmant semble avoir une passion pour elle. La scénariste a en effet signé un album en 2015, déjà aux éditions Dargaud, Il était une fois dans l'Est, sur la passion de la jeune Isadora avec le poète russe Essenine.


© Dargaud 2017.

 Ce nouvel album revient maintenant sur la vie tumultueuse de la danseuse. Un parcours atypique, qui apparaît manquer de sens, mais qui se comprend mieux lorsqu'on a intégré qu'Isadora est une femme libre qui n'aime pas les contraintes et être prise dans un cadre rigide. C'est un personnage original dans sa manière d'être et de vivre. On va ainsi la suivre de Londres à Paris, de Paris à Berlin, en Amérique et jusqu'à Moscou, pour finir sur la côte d'Azur. Elle aura connu la gloire, et des hommes comme Rodin dont elle regrettera de ne pas avoir accepter ses avances. Une femme au talent remarquable, vraie et loufoque, peut-être un peu trop pour qu'on ait de la réelle empathie pour elle.

On retrouve Clément Oubrerie aux pinceaux de cette bande dessinée, pour une nouvelle héroïne après Aya de Yopougon. Dans un style moins ligne claire, mais qui convient bien au récit de Julie Birmant, il signe une belle partition.


Achille Talon - Tome 3 : Achille Talon est proche du peuple - note : 7/10

Fabcaro et Serge Carrere continuent la reprise du célèbre personnage de Greg, Achille Talon. Après l'avoir remis au goût du jour, en le faisant rentrer dans le vingt-et-unième siècle et ses outils technologiques, le voilà qu'il va se présenter à la présidence de la République. Il nous prend d'ailleurs pour témoin et n'hésite pas à se justifier. Mais Achille Talon est foncièrement un homme du passé et malgré ses efforts et son élocution, il a du mal à faire illusion. En cela, certains hommes politiques n'ont rien à lui envier.


© Dargaud 2017.

 

Si l'humour et le graphisme de la série de Greg sont toujours bien respectés avec des dialogues d'une drôlerie impeccable, on reste sur notre faim avec le personnage de Lefuneste, plutôt transparent. Achille Talon parait bien seul et manque d'un opposant à sa hauteur. Lefuneste n'est plus devenu qu'un témoin privilégié des saillies verbales de son collègue de bande dessinée, et on peut le regretter. Mais peut-être deviendra-t-il un insoumis ?


Les couvertures des 2 albums - © Dargaud 2017.

 

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