8/10Les cités obscures - La fièvre d'Urbicande

/ Critique - écrit par plienard, le 03/12/2020
Notre verdict : 8/10 - Mise en abyme

Temps de lecture estimé de l'article : 2 minute(s) - laisser un commentaire

La fièvre d'Urbicande n'est pas une histoire inédite de François Schuiten et Benoît Peeters. Élu prix du meilleur album au festival d'Angoulême en 1985, l'album s'inscrit dans la série des Cités obscures du duo et trône à la deuxième position (15 tomes à ce jour chez Casterman).

Si nous revenons dessus aujourd'hui, c'est tout simplement parce que l'album a droit à une nouvelle édition et que pour le première fois, il est en couleur. Couleurs qui sont signées Jack Durieux dont le métier n'est pas d'être coloriste d'album de BD.


© Casterman 2020.

 

Si le personnage principal, Eugen Robick, a des faux airs au professeur Mortimer, il en a aussi toute l'intelligence. À l'origine de la construction de la majorité des bâtiments qui constituent la cité d'Urbicande, Eugen se heurte au refus de la commission de bâtir le troisième et dernier point qui reliera l'extension de la ville à la rive Nord. En effet, les dirigeants craignent que ce nouveau passage soit la porte à une "invasion incontrôlée" de la rive Sud par celle du Nord. Mais un autre problème va vite mettre le sujet en suspens. Un mystérieux cube, trouvé sur un chantier et dont l'originalité et la résistance interrogent a été apporté à Eugen qui le laisse sur son bureau. Rapidement celui-ci va se mettre à grandir sans explication.

Un des meilleurs albums de la série qui montre aussi que l'album pour la série Blake et Mortimer, Le dernier pharaon, en 2019, par François Schuiten, était une étape évidente dans la bibliographie du dessinateur. Si l'album, qui nous intéresse, est pour la première fois en couleurs, on découvre par l'entremise d'un dossier à la fin de l'album qu'il devait être mis en couleurs dès l'origine. Il faudra pourtant attendre 2020, après deux ans de travail du graphiste Jack Durieux. Un travail admirable, qui donne une nouvelle vie à cet album culte paru dans les pages du journal (A suivre).

Et c'est là qu'on entre dans la magie de la bande dessinée et de la création. L'album rentre en résonnance avec le récit. Les couleurs représentant à la fois le troisième pont manquant dans l'harmonie recherchée par le personnage et la structure qui va donner une nouvelle vision et vie à la cité/album.

 


© Casterman 2020.

 

A découvrir

Vous pouvez aussi découvrir d'autres excellents articles sur Krinein, comme celui-ci : Androïdes – Tome 2 : Heureux qui comme Ulysse