Casterman : Le don de Rachel, Le peintre hors-la-loi

/ Critique - écrit par plienard, le 04/05/2021

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Deux personnages hors-normes

Le don de Rachel - note : 5/10

Après Enferme-moi si tu peux, les auteurs Anne-Caroline Pandolfo et Terkel Risbjerg reviennent aux éditions Casterman avec un nouveau récit et une nouvelle héroïne. Vous l'aurez deviné, elle s'appelle Rachel, et elle a un don.


© Casterman 2021.

 

Nous sommes au milieu du 19ième siècle. Rachel a le don de lire le passé et prévoir l'avenir. Dans un monde conduit par les hommes et où la science et la rationalité sont en plein essor, elle est, au pire, traitée de sorcière, au mieux un phénomène de foire que tout le mode veut voir. Mais au delà de la notoriété, qui est-elle vraiment ?

Ce roman graphique se décompose en trois parties de longueur inégales qui rendent le récit bancal. Une première partie de 110 pages consacrée à Rachel, son don et son mal-être grandissant ; une deuxième partie de 45 pages, sur Liv Nexø, une chorégraphe qui peine à mettre en scène son ballet sur la vie de Rachel ; et enfin Virginia Day, une photographe en possession du daguerréotype de Rachel. Le seul point commun entre ses trois parties est donc Rachel.

Mais c'est tellement survolé, et à peine exploité par les deux derniers chapitres qu'ils arrivent comme un cheveux sur la soupe, comme rajoutés pour essayer de remplir des pages supplémentaires. On aurait envie de dire de la première partie se suffit à elle-même.

 

Le peintre hors-la-loi - note : 7/10

Le peintre hors-la-loi est une bande dessinée signée de Frantz Duchazeau aux éditions Casterman. On y retrouve son dessin puissant avec un personnage masculin aux yeux exorbités.


© Casterman 2021.

 

Lazare Bruandet est peintre mais c'est surtout un écorché vif qui va commettre un acte définitif sur un coup de colère ce qui va l'obliger à quitter la capitale pour se cacher en province. Il va aider des moines à se défendre en pleine période de la Terreur, et tomber amoureux d'une aubergiste. Mais c'est aussi un sanguin qui manie l'épée aussi bien que le pinceau, ce qui peut lui valoir quelques ennuis.

Le personnage de Frantz Duchazeau est à l'image de l'époque traitée, tourmenté. Par des traumatismes de l'enfance, par la violence de la société, qui ont fait de lui un homme constamment en lutte, avec la société ou avec l'alcool qui semble être sa seule bouée de sauvetage.

Un récit plein d'énergie qui rappelle les peintures du XVIIIème siècle. Ça tombe bien, c'est en plein dans l'époque.

 


Les couvertures des 2 albums - © Casterman 2021.

 

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