8/10Alix - Tome 37 - Veni vidi vici

/ Critique - écrit par plienard, le 19/09/2018
Notre verdict : 8/10 - J'ai vu, j'ai lu, je suis convaincu (Ecrivez votre critique)

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Un scénariste de talent et passionné, un dessinateur qui l'est tout autant, la trente-septième aventure d'Alix commence sous de bons auspices pour un héros qui ne fait pas son âge.

Alix fête ses 70 ans en ce mois de septembre 2018 (première apparition, le 16 septembre 1948, dans le Journal de Tintin). Et pour cet anniversaire, il se paie de nouveaux parents (et quels parents !) et une 37ième aventure à travers le monde romain. 

Alix - Tome 37 - Veni vidi vici
© Casterman 2018.

C'est le talentueux David B (de son nom complet, Beauchard) qui reprend le héros. Celui qui fut l'un des fondateurs de l'Association et un des chefs de file de "la nouvelle bande dessinée" - auteur entre autres de l"Ascension du Haut Mal" - n'étaient pas forcément celui qu'on attendait pour cette reprise. Et si cela suscite l'étonnement, elle provoque surtout une grosse attente et une véritable envie.

Giorgio Albertini est - sans vouloir lui faire offense - un peu moins célèbre que son partenaire. Vous aurez, cependant, peut-être déjà vu son nom, si vous nous suivez fréquemment sur le site, pour le scénario du très remarqué Chronosquad (quatre tomes chez Delcourt). Chez Casterman, il a signé un premier récit en 2017 pour le troisième volume de Pandora (une revue de BD). C'est bien tout cela, me direz-vous, mais pourquoi lui ? Peut-être parce que, outre son intérêt pour la bande dessinée, il est aussi archéologue, a fait des études en Histoire médiévale et travaille comme illustrateur historique et scientifique.

César a un projet : ouvrir une grande bibliothèque à Rome. Il envoie Alix à travers le monde romain pour trouver des manuscrits qui viendront alimenter son projet. Arrivé en Turquie, à Samosate, en tant que préfet intérimaire, notre héros tombe au moment où une guerre se prépare en secret contre les romains. Et il va retrouver sur son chemin, un ennemi bien connu : Arbacès.

C'est avec la volonté de respecter l'œuvre originale que les deux auteurs ont repris cette série. Ce n'est pas pour autant qu'ils se privent de la moderniser par différents aspects : des femmes plus présentes - notamment cette géante assez charismatique qui va profondément marquer Alix -, un héros plus expressif - il va plusieurs fois perdre son sang-froid et montrer par là ses origines gauloises -, la présence de cases sans dialogues ou commentaires qui accélèrent la lecture.

Les fans y trouveront leur bonheur avec le retour du méchant Arbacès mais aussi un style qui rappelle les premiers albums du maître Jacques Martin. Les nouveaux lecteurs y trouveront une histoire plus rapide qu'à l'accoutumée avec pas mal d'affrontements directs.

Alix - Tome 37 - Veni vidi vici
La couverture de l'album - © Casterman 2018.

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