Casterman : Alix T36, Jhen T16, Lefranc T28

/ Critique - écrit par plienard, le 06/12/2017

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Jacques Martin a de quoi être fier. Les repreneurs de ses séries lui font honneur même si certains n'hésitent pas à y mettre leur patte.

Alix - Tome 36 : Le serment du gladiateur - note : 7/10

Alix rend visite à sa cousine de Pompéi et se lie d'amitié avec le gladiateur surnommé Lame-serpent qu'il va rencontrer de façon singulière. Ce dernier se fait attaquer par des "coupes-jarrets" et Alix va lui venir en aide. C'est pourtant bien le gladiateur qui lui sauvera la vie. Sa droiture va impressionner notre héros qui va chercher à l'aider à retrouver sa liberté.


© casterman 2017.

 C'est un récit intéressant que nous propose l'actuel duo des aventures d'Alix, Marc Jailloux et Martin Breda (après les tomes 33 et 34). Le premier a fait ses armes sur la série Orion, avant de reprendre le dessin d'Alix.

Alliant référence historique sur les gladiateurs et les conflits entre peuples romains, ce tome offre aussi une histoire de persécution à la suite d'un amour déçu. On ne peut pas dire que l'histoire soit très joyeuse, bien au contraire. Mais pour être positif, on peut affirmer que la conclusion s'éloigne des clichés de fin heureuse et se veut plus adulte.

 

Jhen - Tome 16 : La peste - note : 8/10

Après une incursion dans l'Europe de L'Est, Jhen est de retour en Italie où il va retrouver son métier d'architecte. Il arrive ainsi dans la ville de Trani, dans le comté de Naples, pour rénover l'église et son campanile. Mais un mal silencieux se propage sournoisement dans la population.


© casterman 2017.

 C'est un récit haletant que Jerry Frissen, Paul Teng et Jean-Luc Cornette nous dévoilent ici. Si on s'attend bien à voir surgir la maladie de la peste dans les événements, une autre maladie est aussi bien présente, auquel le titre de l'album fait aussi référence, celui de la "peste brune", autrement dit celle du racisme et plus particulièrement l'antisémitisme. Ce double traitement dans le récit lui donne beaucoup de force et d'impact. Un coup de renouveau est insufflé à la série de Jacques Martin, à la faveur aussi du style graphique du dessinateur Jean-Luc Cornette, qui s'éloigne très clairement de la ligne claire d'un des maîtres du genre. Mais soyons honnête, cela ne gâche en rien le plaisir de retrouver un nouvel album de la série et d'avoir une bonne histoire.

Lefranc - Tome 28 : Le principe d'Heisenberg - note : 7/10

Depuis 2015, Christophe Alvès et Francois Corteggiani officient sur la série de Jacques Martin, Lefranc, aux éditions Casterman. Après des aventures à travers le monde, Cuba - Antarctique - île de Pâques (T25-26-27), Lefranc est de retour en France, en Auvergne, pour résoudre l'énigme d'un triple meurtre que tout le monde croit être le geste d'un fou. Mais Lefranc a quelques incertitudes et va enquêter à contre-courant de ses collègues journalistes et de la police.


© casterman 2017.

 Le nouveau duo d'auteur fonctionne plutôt bien avec des histoires très respectueuses du style classique de Jacques Martin, ici par François Corteggiani (il a signé le scénario du T26). À l'inverse d'un Jean-Luc Cornette qui n'hésite pas à s'éloigner du graphisme originel. On notera aussi l'hommage à Tillieux (Gil Jourdan) au travers d'une publicité sur une camionnette.


Les couvertures des 3 albums - © casterman 2017.

 

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