4/10Cannibal - Tome 1

/ Critique - écrit par Maixent, le 21/10/2018
Notre verdict : 4/10 - Cannibal on est mal (Ecrivez votre critique)

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Des zombies conscients mais un manque d'intelligence

Le cannibalisme, tabou absolu mais pourtant réalité, alimente l'imaginaire des écrivains et des scénaristes depuis toujours. Difficile du coup de renouveler le genre, surtout avec le nombre  croissant d'histoires de zombies décérébrés dévoreurs de chair humaine. Ici, la subtilité réside dans le fait que les infectés sont conscients de leurs actes, mais impuissants face à leurs pulsions.


Nourrir son enfant

 

Loin du clinquant de Miami, les Everglades ne sont pourtant situés qu'à quelques kilomètres. Une zone humide formée de mangroves et de marais. Un décor parfait pour une population de rednecks enfermée dans cette atmosphère poisseuse et électrique faite de meurtre et de suspicion. Car, fait étrange, la population est parfaitement au fait de cette vague de cannibalisme contagieux et tente tant bien que mal d'enrayer le mal alors que l'état se désintéresse parfaitement de cette bande de pecnots, ne prenant pas au sérieux une menace pourtant évidente de pandémie.

Même si cette menace pèse depuis plusieurs années, c'est le meurtre du jeune Jimmy, âgé de 14 ans, qui met le feu aux poudres. Une grande battue est alors organisée par les hommes du coin pour retrouver son assassin. Parallèlement, Jolene, « la fille la plus sympathique du comté » est portée disparu. Son compagnon, Cash alors qu'il allait la demander en mariage, retrouve leur cabane dévastée et la belle, envolée. On assiste alors à la mise en place des personnages dans ce premier tome d'exposition où les caractères sont creusés, mais surtout l'ambiance. On se trouve plongé dans un univers brutal où souvent la bêtise prend le dessus. Ce qui n'est pas inintéressant en soi mais du coup on a du mal à avoir de l'empathie pour ces gens brutaux et égoïstes qui ne pensent qu'à défendre leur bout de terre putride et à picoler.
redneck solution

 

Sans véritable héros, à part Cash et son frère Grady, le lecteur ne comprend pas vraiment où il met les pieds, et surtout l'action est très lente dans ce monde où les zombies cannibales pullulent mais en fait ce n'est pas très grave et on va faire comme si on avait pas vu ça va sans doute passer. Du coup on se retrouve assez décontenancé même si le dessin tient la route et que l'idée de mettre en scène des zombies conscients est assez bonne. Sans oublier un autre personnage qui a de son importance, Danny, père raté et paria dans cette ville où pourtant on n'a pas envie de rester, qui semble assez intéressant mais ne parvient pas à toucher le lecteur.  

Certaines séries sont parfois longues à démarrer et éblouissent ensuite, à voir si c'est le cas ici pour Cannibal mais ce premier tome n'incite pas à aller beaucoup plus loin, mais plutôt à relire The Walking Dead.

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