7/10La Boite à Bulles : Capitaine Tikhomiroff

/ Critique - écrit par plienard, le 08/11/2017
Notre verdict : 7/10 - La révolution vue par ...

Temps de lecture estimé de l'article : 2 minute(s) - laisser un commentaire

La Boîte à bulles et l'auteur Gaëtan Nocq remontent l'arbre généalogique des Tikhomiroff. Après la vie d'Alexandre Tikhomiroff dans l'album précédent "Soleil brûlant en Algérie", c'est au tour du père? Alexandre (lui aussi)? de voir sa vie mise en cases et en bulles.


© La boîte à bulles 2017.

 Le capitaine Tikhomiroff est engagé dans l'armée impériale russe. Nous sommes en 1916 et une guerre civile et intestine est en train de ravager la Russie. L'armée rouge (les bolcheviks) contre l'armée blanche, avec comme conséquence la fuite de plusieurs milliers de soldats de leur mère patrie la Russie.

Le style de Gaëtan Nocq est extrêmement suggestif. Les phylactères complétant quelques fois des décors dans un brouillard sombre. Il se dégage une certaine poésie et en même temps l'impression  d'une chape de plomb qui s'abat sur le pays. Les paysages sont vides, mais le danger peut venir de partout et apparaître derrière un arbre. Rouge ou blanc ? Si vous répondez mal, c'est peut-être la fin pour vous.

Le narrateur raconte les années de guerre de son père qui a dû fuir son pays pour trouver refuge en France. Un album fort qui vient en plein centenaire de la révolution russe. Ce ne peut pas être une coïncidence, mais c'est surtout instructif. La vision d'un homme dans un camp, celui des vaincus, mais dont le récit ne laisse pas ressortir la moindre aigreur ou haine. Un récit qui parle d'un homme qui a cherché à survivre.


La couverture de l'album - © La boîte à bulles 2017.

 

A découvrir

Vous pouvez aussi découvrir d'autres excellents articles sur Krinein, comme celui-ci : Androïdes – Tome 2 : Heureux qui comme Ulysse