La Boite à Bulles : Big bang Saïgon, Les mariés de Taïwan

/ Critique - écrit par plienard, le 09/02/2017

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Une fois n'est pas coutume voici deux albums des éditions de La Boite à Bulles dont un destiné à un public averti (comme on dit dans ces cas là).

Big Bang Saïgon – note : 7/10

Hughes Barthe est le scénariste et Maxime Péroz est le dessinateur de cette histoire sensuelle, légèrement érotique, aux éditions La Boite à Bulles.


© La Boite à Bulles.

Maxime a 25ans et est fraichement sorti des beaux-arts, mais ne trouve pas de boulot. Il se pose quelques questions sur sa vie. Il vit toujours chez ses parents. C’est alors qu’il décide de partir au Laos, à la recherche d’un hypothétique fils abandonné par son grand-père militaire. Ce n’est en fait qu’un prétexte pour essayer de reprendre en main sa vie. Chose qu’il va finalement perdre de vue car il va y rencontrer l’amour par le biais d’Akiko, une japonaise, avec qui il va avoir une relation torride.

Si quelques scènes particulièrement torrides sont bien présentes, c’est bel et bien le thème des relations amoureuses (et pas uniquement sexuelles) et de l’engagement dont il est ici question. Maxime Péroz, dont on avait déjà rencontré le trait dans l’Arrache-cœur chez Delcourt, offre ici un dessin simple et harmonieux pour cette histoire. Un récit coquin qui fait penser au filmTanguy par certains côtés : le personnage de Maxime vit toujours chez ses parents à 25 ans et il rencontre une asiatique. Le parallèle s’arrêtera là car la thématique principale n’y est pas la même. Le personnage principal va finir par se poser des questions sur la continuité et l’engagement à apporter dans sa relation. L’histoire montre bien les questionnements du personnage et on peut s’y retrouver à certains moments. Qui n’a jamais douté sur ses sentiments ?

 

Les mariés de Taïwan (Mémoires d'un viet kieu) - Volume 3 - note : 6/10

Cet album est le troisième volume de Mémoires d'un Viet kieu de Clément Baloup aux éditions de La Boite à Bulles. Il revient sur un phénomène apparu au début des années 1990 ou de nombreuses jeunes vietnamiennes ont été mariées avec des hommes Taiwanais.


© La Boite à Bulles.


La jeune Linh vient d'avoir 18 ans lorsqu'une mystérieuse femme, du nom de madame Zieu l'aborde pour lui proposer une meilleure vie. Elle va avoir l'opportunité de rencontrer des  hommes, pouvoir choisir l'homme de sa vie et partir vivre à Taïwan. Sa famille accepte le deal. Mais la vérité sera un peu moins rose. Elle ne va pas vraiment avoir le choix de son mari et la vie à Taïwan, chez ses beaux-parents, n'a rien à voir avec la vision édulcorée qu'elle et ses amies avaient.
Clément Baloup a une passion pour le Vietnam et son peuple. Il le prouve ici un peu plus avec cette histoire entre reportage documentaire et fiction. Il fait le choix de mélanger des portrais réels avec des temoignages et un récit fictionnel réaliste avec une pointe de fantastique qui représente toute l'inquiétude de la jeune Linh au travers d'esprits légendaires. Ce mélange a quelquechose de déstabilisant car toute la force du réalisme exprimé ici se trouve diminué par la partie onirique. Le récit fort et réaliste ne devient alors plus qu'une histoire fantastique.


Les couvertures des 2 albums - © La Boite à Bulles.

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