Angoulême 2020 : le bilan.

/ Critique - écrit par plienard, le 11/02/2020

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Plus d'une semaine après le fin du FIBD, on peut faire un bilan à la fois critique et enthousiaste.

Après quatre jours de festival d'Angoulême, c'est l'heure du bilan et son lot d'heureux et de déçus. Tout d'abord, les déçus ! Le festival traine une réputation d'élitisme dont il peine à se défaire. Et cette année ne sera pas celle du changement. Des expositions qui s'adressent à des experts  et une remise de prix pour des albums quasi-inconnus du grand public ne vont pas inverser la tendance. Mais outre, ce côté élitiste, il faut bien avouer que la météo a aussi pu refroifir, voir doucher les envies des festivaliers qui restent toujours aussi nombreux à se rendre à cette manifestation internationale (près de 200 000 visiteurs). Devenue une référence internationale et un rendez-vous annuel incontournable, on peut regretter qu'aucun grand média ne se fasse le vecteur d'une meilleure visibilité du 9eme art qui est le secteur  de l'édition qui se porte le mieux, même si c'est l'arbre qui cache la forêt. Car les difficultés sont bien présentes pour les auteurs et ils ont essayé de marquer les esprits lors de la venue de nos dirigeants, Le président de la République, Monsieur Emmanuel Macron (le premier depuis Mitterand en 1985 ! C'est dire la considération de la bande dessinée),  et le ministre de la culture, Franck Riester, venus pour le lancement de l'année de la BD 2020. Une manifestation a ainsi regroupé l'ensemble des auteurs dans la rue à laquelle tous ont participé, du plus célèbre au plus anonyme. Il faut rappeler que le métier d'auteur de bande dessinée est un des plus précaires en terme de rémunération et que cela ne fait que s'aggraver. On ne parle même pas de leur droit à la retraite dont certains ont appris que leur caisse avait oublié de prélèver leurs cotisation pendant 40 ans ! Malgré cela, au terme de cette 48ème édition, il y a bien des heureux. Les visiteurs malgré tout qui restent fidèles et qui ont pu découvrir l'éclectisme de ce média et des expositions de qualité.
DR.

 

Et bien sûr les lauréats des fauves d'Angoulême 2020, avec en premier lieu, Emmanuel Guibert, qui n'a pas caché sa joie d'être le grand prix de cette année. Cet homme sait tout faire, dans tous les genres, et toujours avec talent. Il nous suffira de lister des séries comme Ariol, Les Sardines de l'espace, La Guerre d'Alan, Le Photographe, pour s'en convaincre. Pour ce qui est lauréats, le fauve d'or du meilleur album a été remis à REVOLUTION de Grouazel et Locales chez Actes Sud- L'an 2, le fauve du prix spécial du jury à CLYDE FANS de Seth chez Delcourt, le fauve pour le prix de la série à DANS L'ABÎME DU TEMPS de Gou Tanabe chez Ki-Oon, le fauve pour le prix révélation à LUCARNE de Joe Kessler chez L'association, le fauve pour le prix de l'audace à ACTE DE DIEU de Giacomo Banni chez Ici même, le fauve pour le prix du patrimoine à LA MAIN VERTE de Nicole Claveloux et Édith Zha aux Éditions Cornélius, le fauve pour le prix jeunesse à LES VERMEILLES de Camille Jourdy chez Actes Sud BD, le fauve pour le prix Jeunes adultes à LE TIGRE DES NEIGES de Akiko Higashimura au Lézard noir, le fauve pour le prix de la bande dessinée alternative à KOMIKAZE T18 de Ivana Armanini, et le fauve pour le prix polar SNCF à NO DIRECTION de Emmanuel Moynot chez Sarbacane.

À noter que le prix René Goscinny a été décerné cette année au duo de scénaristes, Glenn de Bonneval et Fabien Vehlmann, coscénaristes de la série Le Dernier Atlas, chez Dupuis.


© Actes Sud - L'An 2.

 

 


© Sarbacane.

 

 


© Editions Cornélius.

 

 


© L'Association.

 

 


© Ki-Oon.

 

 


© Delcourt.

 

 


© Ici même.

 

 


© Actes Sud BD.

 

 


© Lézard noir.

 

 


DR.

 

 


© Dupuis 2019.

 

 

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