9/10Assassin's Creed - Tome 2 - Aquilus

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 26/11/2010
Notre verdict : 9/10 - La BD qui tue ! (Ecrivez votre critique)

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Tout réussit à Desmond. En effet, que ce soit en jeu, en film ou en BD, le fils du fils du fils du fils des assassins les plus célèbres revient avec talent dans un nouvel épisode. Cette fois-ci, c'est l'ancêtre romain Aquilus qui va faire l'éducation virtuelle de notre héros.

Assassin's Creed est une franchise bien connue des amateurs de jeux vidéo. La sortie du troisième épisode est d'ailleurs sur toutes les bouches depuis quelques mois. Cette parution n'est pas isolée puisque le second tome de la BD consacrée aux aventures temporelles de Desmond débarque dans les kiosques. Si de légères différences existe entre le jeu et la BD, force est de constater que l'univers d'Assassin's Creed est respecté. Il ne faut pas s'en étonner car les maîtres d'œuvres sont Corbeyran (Le Chant des Stryges) et Defali. Les deux hommes se connaissent d'ailleurs sur le bout des doigts depuis Uchronie(s).

Le plus dur, c'est l'atterrissage !
Le plus dur, c'est l'atterrissage !
Nous retrouvons ainsi Desmond en pleine fuite. En effet, juste après les évènements d'Assassin's Creed 2, il fuit les templiers avec ses alliés. Ainsi, ils doivent trouver un nouveau lieu pour poursuivre l'exploration de la mémoire des ancêtres de Desmond et mettre un terme aux plans machiavéliques des templiers. Sur le chemin, notre héros va se plonger dans la mémoire de son ancêtre romain : Aquilus. Nous allons par conséquent suivre deux parcours qui se rejoignent. Le premier est celui de Desmond qui continue sa lutte et qui apprend son initiation d'assassin. Ainsi, il doit apprendre à vivre avec ses nouveaux réflexes et surtout avec le sentiment de culpabilité que le meurtre lui procure. Le second, Aquilus, doit rapporter une relique à son père et rechercher qui a bien pu le trahir. Les deux récits auront leur lot d'action. En effet, si nous sommes sous le charme des assassinats sous l'Empire Romain, nous sommes ravis de voir que Desmond met aussi la main à la pâte. La séquence sera courte mais classe. Elle prouvera que les techniques des Assassins fonctionnent même face à des hommes qui détiennent des armes à feu.

Je crois qu'on est grillé ...
Je crois qu'on est grillé ...
Si l'on continue sur la lancée des choses qui fonctionnent, il est nécessaire de saluer le travail des artistes qui officient sur cet album. Tout d'abord, Corbeyran qui rend Assassin's Creed passionnant pour les fans mais également pour les ilotes. Il n'est pas obligatoire d'avoir joué au jeu ou d'avoir suivi le téléfilm ou même le tome précédent pour comprendre quelque chose à cette saga. Le « faible » nombre de page rend le dénouement de l'album un peu prévisible mais on savoure tout de même l'enchaînement du récit. De même, le dessin de Defali est vif et précis. Les décors sont beaux et les mouvements sont fidèles à ce que l'on connaît de la série. Au passage, il faut également saluer le travail de Sentenac. Les couleurs sont superbes et elles apportent énormément à ce tome. Parfois même, le travail de Sentenac semble même rattraper un graphisme « plus faible » sur une case ou deux.

En conclusion, ce tome est la preuve qu'un jeu vidéo peut être également une bonne bande dessinée. Bien entendu, le travail des artistes n'est pas étranger à ce succès, et le seul reproche que l'on pourrait alors faire se résume au nombre de pages. En effet, 48 pages sont trop courtes pour cet album... mais peut-être aurions-nous dit la même chose s'il avait fait 480 pages.

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