1/10Apple et Lemon 2

/ Critique - écrit par Maixent, le 15/10/2013
Notre verdict : 1/10 - Age bête et humour débile (Ecrivez votre critique)

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Age bête et humour débile

Apple et Lemon reviennent. C’est dommage on avait commencé à les oublier. D’ailleurs on les oublie très vite. L’album à peine posé, il est difficile de s’en souvenir tant il brille par sa vacuité.


Rires gras
Il ne se passe rien. Du début à la fin les deux gamins ne font que sourire bêtement et grincer des dents avec des regards de poisson frit devant tout ce qui peut évoquer de près ou de loin la féminité. Les récits de deux ou trois pages s’enchainent et se ressemblent. Leur point commun, une absence totale d’humour. On peine à comprendre le propos de l’auteur. Ce n’est pas érotique, ni drôle, ni très profond. On se contente de suivre ces deux gamins pas finis et leur vie pathétique sans aucun plaisir.

Il n’y a pas grand-chose à sauver. Même le dessin n’est pas très intéressant. Un peu trop enfantin et brouillon, il manque de finition et ne séduit pas vraiment. L’album est à l’image des personnages. En plein âge bête, ils ne comprennent rien. Coincés dans ce passage entre l’enfance et l’âge adulte où nous étions tous un peu perdus, ils tournent en rond dans leurs histoires inintéressantes. Ils passent leur temps à fantasmer sur à peu près n’importe quoi. Femme qui
On fait avec ce qu'on a, et on a pas grand chose
allaite, affiches, Minnie ou encore la trace d’une fesse dans le sable. Il faut vraiment avoir beaucoup d’imagination pour y trouver un quelconque attrait. En résumé ils ne pensent qu’au sexe mais d’une façon vraiment limitée. On pourrait essayer de retrouver en lisant ces moments de sa propre adolescence avec un peu de nostalgie et d’apitoiement sur son propre sort mais ça ne marche pas du tout.

Il avait déjà été abordé précédemment, concernant le premier opus, la question de la découverte de la sexualité, qui a été beaucoup mieux traitée par ailleurs. Ici, c’est la sexualité du gros beauf qui est initiée, ou comme devenir un crève la faim, ceux qui bavent comme des chiens et abordent les filles d’un faux air de mâle dominateur, ceux-là même qui sont prêts à les insulter quand elles refusent de répondre. La volonté de l’auteur est sans doute de proposer une vision légère et bonne enfant mais transparait une sexualité basée sur la frustration et le besoin animal qui n’est pas très rassurante.

On espère surtout qu’il n’y aura pas de troisième album. Il faudrait s’arrêter maintenant.  

 

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