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1/10Angie - Infirmière de nuit

/ Critique - écrit par Maixent, le 17/09/2012
Notre verdict : 1/10 - Femme des années 80 (Ecrivez votre critique)

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Avec Angie on retombe dans les travers des vieilles BD pornographiques qui ont sévi pendant plus de 20 ans. Des formats courts, des scénarios (ah non, en fait non, pas vraiment de scénarios), un dessin à la va vite, des stéréotypes bien définis. Bref, la bande dessinée érotique du genre d’Elvifrance a eu son heure de gloire et c’est toujours un plaisir de retrouver ces petits formats au fond du bac d’un bouquiniste histoire de le feuilleter vite fait et de pouffer dans son coin en se disant qu’heureusement de nos jours, la qualité est tout de même meilleure mais de là à en proposer une réédition, il ne faut tout de même pas pousser.


Angie infirmière
Peut-être que certains nostalgiques y retrouveront leurs premiers émois quand, cachés au fond des toilettes du collège, ils se faisaient passer en gloussant de leurs voix en pleine mutation ces ouvrages licencieux volés à leur père, mais il faut quand même reconnaître que pour le lecteur lambda c’est d’un niveau affligeant. Sans même la spontanéité naïve et le pastiche efficace et rapide des Dirty comics, Angie ne garde que la mauvaise qualité. Il y a bien un peu de Georges Lévis là dedans, mais on est loin de la qualité de Liz et Beth.

On sent la volonté de l’éditeur de respecter ce côté brouillon. On ne compte plus les fautes d’orthographe ou même les erreurs de mise en page. Deux pages 55 c’est sans doute un peu trop et redondant et retrouver la page 73 en page 117, sans doute inutile. À moins qu’il ne s’agisse de simples erreurs. Le doute est permis.

De bout en bout on s’ennuie, essayant vainement de trouver une cohésion à ces scénarios poussifs et ces fantasmes dépassés
L'éducation des jeunes
d’infirmière aguicheuse qui se fait gentiment ramoner par l’ensemble du personnel, sans bien sûr omettre le personnel féminin pour bien insister sur le cliché. Les dialogues sont eux aussi creux et sans vie. La plupart du temps explicatifs, histoire de bien faire comprendre au lecteur ce qu’il se passe, ils sont ponctués d’exclamations faussement excitantes du genre de « tu m’excites à
mort ».

Angie est le prototype même de la nymphomane fantasmée par un pornographe. Héroïne intéressante par ailleurs, sa soif de sexualité est souvent outrée et toute l’histoire n’est que prétexte grossier à proposer divers tableaux pouvant satisfaire le lecteur. Plus qu’une œuvre, il y a dans Angie du merchandising outrancier et une accumulation de scènes juxtaposées sans vraiment de cohérence.

A contrario, il faut reconnaître qu’il y a eu bien pire dans le genre et qu’il s’agit ici d’un travail un peu plus abouti que ce que l’on a pu voir dans le même style. Cela n’empêche pas que l’on a affaire à un ouvrage daté et dont l’intérêt se limite à celui des collectionneurs.

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