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2.5/10Alraune

/ Critique - écrit par Maixent, le 05/07/2014
Notre verdict : 2.5/10 - witch bitch (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 3 minute(s) - laisser un commentaire

Une drôle de malédiction, point de départ d'un récit peu construit.

Dinah est une jeune fille comme les autres. Petite brune plus curieuse que salope avec ce qu’il faut de rondeurs aguicheuses et de candeur liée à son âge. Cependant une malédiction va frapper la pimprenelle, une malédiction qui s’incarne dans un long flot de sperme craché par un chibre monstrueux plus proche du boa que d’un sexe normal, inondant la jeune fille. Ce mauvais sort tout particulier la transformera en nymphomane insatiable, centuplant son désir sexuel et la poussant à toutes les extrémités pour se satisfaire. Devenue incontrôlable elle commence par profiter du sommeil éthylique de son père pour s’enfourcher sur son sexe puis quitte la maison familiale après cet acte réprobateur, s’enfile quelques amants de passage, avant de penser au suicide et d’être sauvée de justesse par Magdalena, sorcière qui tombe à pic, qui invoque un démon conseillant à la jeune fille d’assumer ses penchants pervers pour se libérer du mauvais sort, elle deviendra donc strip teaseuse.


Et maintenant tu es maudite
Tout ceci est juxtaposé sans vraiment de cohérence ni de narration construite. A part le fait qu’elle viole son père, ce qui est quand même assez paradoxal et surprenant, Dinah n’est qu’une jouisseuse, ce qui ne justifie en rien cette envie de suicide. Qui plus est apparaît à ce moment-là Magdalena qui telle un deus ex machina non seulement lui sauve la vie, mais en plus lui apporte la solution. Pour le reste les amants occasionnels sont tout droit sortis d’un catalogue de clichés : le réceptionniste dégueulasse en marcel, la goutte au front et le regard torve, le groom noir à grosse bite, la gynécologue perverse qui bien sûr exerce son métier pour se taper ses clientes, les jeunes adolescents qui, voyant deux filles nues dans le coma en pleine campagne se branlent allégrement en prenant soin de répandre leur semence sur leur corps plutôt que d’appeler les secours.

Il est vrai que la bande dessinée érotique c’est souvent un pêle-mêle d’idées
Room service
mélangées grossièrement au shaker, ce qui importe étant de voir les fesses potelées bien ouvertes de l’adolescente et  des vieux pervers libidineux parce que c’est excitant, mais c’est quand même bien quand il y a une cohérence d’ensemble et une réflexion sur la globalité de l’ouvrage. Là, les auteurs ont clairement mis un peu d’inceste, une pincée d’ésotérisme, deux grammes de mystère, quelques touches de perversion, une bonne dose de cul gratuit à renouveler si nécessaire, ont bien tout mélangé et ont mis ça au four sans se préoccuper de savoir si ça allait être bon, ni même joli à regarder.

Tout n’est pas à jeter bien sûr mais il y a un tel manque de consistance qu’on en oublie  les rares qualités. En effet, le dessin est travaillé. Sur photoshop, certes, mais les dégradés sont pas mal rendus, donnant un réel volume au corps, jouant avec les ombrages pour plus de relief. En fait c’est à peu près tout… Il y a trop de facilités, un scénario trop pauvre et un dessin qui manque de finitions. Du coup il est difficile de mettre en avant les points positifs.

Le charme vénéneux de la mandragore ne prend pas. Autant regarder Dangereuse Alliance en s’imaginant Neve Campbell dévêtue ce sera plus efficace.

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