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2/10Alraune - Volume 2

/ Critique - écrit par Maixent, le 26/11/2017
Notre verdict : 2/10 - Malédictions (Ecrivez votre critique)

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Virée en enfer pour deux nymphomane.

Il y a des bandes dessinées qui ne donnent pas vraiment envie à la lecture du premier tome. Un peu comme les séries télé où il faut laisser passer la première saison avant que cela devienne vraiment addictif et compréhensible. C'était le cas pour Mara dont le premier opus laisse assez indifférent mais qui commence à se révéler dès le deuxième. Pour Alraune ce n'est pas du tout le cas. Le premier tome était décevant et le deuxième l'est tout autant.


Où l'on apprend ce qu'aime le diable

 

On retrouve notre héroïne, Dinah, toujours sous le coup de la malédiction de nymphomanie et accompagnée de sa copine sorcière Magdalena. Dinah s'est plus ou moins adaptée à cette fatalité, comme elle dit, « le sexe devient de mieux en mieux. La culpabilité s'estompe ». Mais le bourgeon d'une mandragore commence à lui pousser dans la paume de la main, signe d'une mort certaine. Selon Magdalena il faut tout de suite que Dinah contrôle un homme qui la méprise pour contrer cela. On ne comprend pas vraiment la logique mais cette dernière va donc se faire prendre par son ancien professeur en mode domina... Elles vont ensuite tenter un sort de magie blanche avec un camé qui doit coucher avec Dinah, celle-ci rêve d'un vieux centaure qui la prend violemment en levrette pendant qu'elle est elle-même une centauresse. Elle tombe enceinte puis les deux camarades descendent aux enfers pour libérer Magdalena qui avait fait un pacte de jeunesse éternelle. Là elle découvre « sa féminité pour être baisée par le diable »...
Professeur Chiron

 

Voilà pour l'histoire qui part vraiment dans tous les sens sans vraiment de but si ce n'est de voir Dinah sous tous les angles. On passe sans transition d'un mauvais porno dans des vestiaires de football américain avec tout ce que cela peut comporter de clichés à  une baise endiablée en enfer sur seize pages avec des dialogues aussi recherchés que « Allez catin ! Dis des choses sales ». Et même en essayant de suivre, c'est compliqué quand ce n'est pas lassant. On pourrait essayer de se raccrocher au dessin qui en soit est plutôt efficace avec de beaux arrondis et un choix des positions plutôt audacieux mais l'iridescence  photoshophée est épuisante. Tous ces corps nus avec la même teinte façon retour d'Ibiza est assez dérangeante et plutôt que de servir le propos et l'excitation ne véhicule qu'une image stéréotypée qui dénature le dessin en lui-même, le lissant à l'extrême. Et on ne parlera même pas des fonds, quasiment tous dans un dégradé dégueulasse qui rappelle un mauvais travail d'étudiant. Bref, c'est surtout la colorisation qui pose problème, mais ajouté à des faiblesses scénaristiques, cela desserre grandement l'album qui a du mal du coup à se démarquer.

Mêler fantastique et pornographie est plutôt une bonne idée en soi. La scène fantasmée des centaures par exemple permet des innovations graphiques et un choix d'angle de vue assez intéressant. Cependant ce deuxième tome ne relève pas le niveau du premier et on reste déçu.

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