7/10All Watcher - Tome 6 - La théorie des cordes fiscales

/ Critique - écrit par plienard, le 18/02/2011
Notre verdict : 7/10 - Desberg nous ouvre les yeux (Ecrivez votre critique)

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On attendait tous une réponse à notre question pour le tome 7. Et voilà que Desberg nous prend au dépourvu en dévoilant l’identité d’All Watcher dans ce tome 6. Il va servir à quoi, alors, le tome 7 ? Si vous voulez le savoir, il faudra lire la critique !

A la fin du cinquième tome, on sentait poindre un vague sentiment d’impatience de la part du public sur cette histoire. Et comme par anticipation, l’excellent Stephen Desberg décide de nous scotcher au siège en nous dévoilant la véritable identité d’All Watcher. Et il serait faux de dire que l’on n’en demandait pas tant. Parmi les personnages, c’est Vincent Coutelier qui détient toutes les clés. C’est le seul à l’avoir vu par deux fois, à pouvoir reconnaître sa voix.


Dis donc, tu n'aurais
pas pris des fesses ?
Dans cet album, l’action reprend ses droits. Car vous imaginez bien que quand All Watcher va être découvert, les masques vont tombés. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Desberg n’a pas hésité à nous en mettre plein la vue. L’auteur est d’origine américaine, et il semble bien que ses origines sont remontées à la surface.  Il nous a concocté une « presque » fin hollywoodienne où l’homme le plus riche du monde a tout simplement prévu de détruire le monde sous couvert de justification écologiques.

Au dessin, on retrouve Daniel Koller, qui s’était déjà chargé du deuxième tome, La nébuleuse Roxana. C’est un peu la mauvaise surprise de l’album, car il n’arrive pas à rendre la côté élégant et smart de la série, notamment Larry qui, à mon sens, n’est pas aussi balèze qu’il le dessine. Tous les visages masculins sont burinés, mâchoires carrées, joues creusées. Si bien qu’ils se ressemblent tous. Heureusement Koller arrive à nous les faire identifier grâce aux codes vestimentaires et aux coupes de cheveux. Il a aussi une curieuse habitude de remplacer leurs yeux par de simples traits, comme s’ils étaient fermés. Pour une série nommée All Watcher, c’est un comble !
On ne dort pas quand une dame vous parle !
Pour les femmes, il semble prendre plus de plaisir à les représenter. S’il a aussi tendance à les faire plus balèzes que les autres dessinateurs, à contrario, elles deviennent plus pulpeuses, comme Mia Maï, terriblement sexy (et ce n’est pas Larry qui me contredira). Mon avis est évidemment très masculin. Le changement de dessinateur à chaque album ne pouvait qu’apporter ce genre de problème. Le lecteur est tenté de comparer tout le temps. Et c’est ce qu’on fait ici. Mais, une fois passé le choc graphique (grosso-modo une dizaine de pages), on parvient à apprécier l’histoire.

L’album tant attendu est en avance d’un tome. On se réjouit de connaître enfin la vérité et on se demande à quoi va servir le dernier livre. Ça, je peux me permettre de vous le dire : All Watcher est identifié, mais son plan est en marche. Il va donc falloir l’arrêter. Et c’est prévu pour juin 2011.

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