Delcourt - Walking et Star Wars sont dans la place !

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 23/11/2017

Temps de lecture estimé de l'article : 4 minute(s) - laisser un commentaire

Des survivants d'un côté, des survivants de l'autre, c'est un peu le programme que je vous propose avec Walking Dead et Star Wars Rogue One

Walking Dead - Tome 28 : les vainqueurs - 8/10


DR.

 

Un nouveau jour se lève sur The Walking Dead et cela veut dire un nouvel album du duo Kirkman/Adlard que l’on ne présente plus. On ne va pas y aller par quatre chemins, l’idée est de savoir si ce tome est bon ou pas. De voir si à force de combattre les zombies, Rick se serait encroûté. Nous avons laissé notre héros dans la mouise alors ça lui fait un bon point de départ.

En effet, la guerre contre les chuchoteurs a laissé ces derniers sans chef (merci Negan) mais dans un geste de désespoir autant que par fanatisme, ils ont lancé la plus grande horde de zombie jamais vu sur nos héros. Branle bas de combat chez nos héros qui ont donc pour mission de sauver Alexandria de la destruction. Ce sera une première partie de récit rondement menée par nos survivants qui gèrent plutôt bien la menace lorsque cette dernière est morte vivante. La seconde partie du récit sera la partie humaine. Nous aurons les adieux d’un personnage clé et une situation politique tendue avec les Sauveurs (l’ancien clan de Négan). Pour les adieux, je vous laisse la surprise, il faudrait être mesquin pour vous révéler son nom. Sachez cependant que ce sont les adieux les plus longs et les plus émouvants de la série depuis ses débuts. Kirkman a souvent été expéditif dans ce genre de chose mais ici, il prend son temps et il le fait bien. A croire qu’il s’économisait juste pour cet album. Bon, il nous ferait le coup à chaque fois, ce serait pénible mais là, sur cet album, c’est très bien. Adlard est toujours en symbiose totale avec Kirkman et leur alchimie donne beaucoup de vie à l’album. La partie avec les sauveurs est un peu moins bonne du coup. En soi, rien de trop méchant mais après la grosse séquence émotion, tout paraît un poil fade. Heureusement, ce sera à Negan de donner un peu de vie à cette partie.

Un tome riche en émotion qui parvient à pardonner la faiblesse des séquences d’action du reste de l’album. La horde ou l’attaque des Sauveurs avait un gros potentiel mais sans l’intervention de Negan, elles seraient presque sans grands impacts. Certes, on a notre lot de pertes et de changements mais c’est moins vibrant que lors d’affrontements antérieurs. Cela dit, Kirkman laisse des questions sans réponses qui ne vont pas manquer de vous tarauder comme le sort des Chuchoteurs, l’avenir des Sauveurs ou la reconstruction d’Alexandria. Autant de questions qui rendent l’attente vers le prochain tome trop longue.

Star Wars Rogue One (Jeunesse) – 6.5/10

 
DR.

 

Le travail permet de corriger les choses ? Ne pas baisser les bras ? Alessandro Ferrari l’a compris. Avec ses compagnons dessinateurs Chimisso, Piana et Parisi, ils ont adapté pour la jeunesse les films de Star Wars. Le résultat n’a pas toujours été à la hauteur mais on sent que les choses progressent. Ça va leur laisser le temps de profiter du prochain opus pour frapper fort dans quelques mois ?

Nous retrouvons donc l’épisode « spin-off » Rogue One. L’histoire de la petite Jyn Erso dont le papa collabore contre son gré avec l’Empire. Jyn qui cherche sa place dans l’univers et qui va trouver un but avec la Rébellion. Jyn qui va se faire plein d’ami pour accomplir les missions les plus périlleuses. Bref, je ne vous refais pas l’intrigue mais ce qu’il faut voir, c’est que cet épisode avec ses nouveaux personnages en pagaille est un épisode basé sur l’espionnage, le sabotage et la tromperie. Cassian est comme un Han Solo mais en plus sombre. Il n’a pas cette gouaille légendaire, il a un job à faire et il n’a pas peur de se salir les mains. Ici, le ton est plus grave. Ferrari est parvenu à traduire cet esprit sans choquer la jeunesse qui aura ce titre entre les mains. Mine de rien, il parvient, sans trop de sacrifice à caser tous les points forts du film. Je lui ai souvent reproché des sacrifices à l’intrigue mais pas là.

Visuellement, nous sommes dans la même veine que les précédents albums. Cassian ou pire encore Saw n’ont pas tout à fait le même style que le film mais cela passe très bien malgré tout. Jyn est top même si les moments où elle pleure ne sont pas ceux qui rendent le mieux. La faute à un dessin trop larmoyant qui vire presque au cartoon. Mais dans l’ensemble, on a un dessin dynamique et un souci du détail pour les costumes ou les vaisseaux qui sera appréciable. Loin d’être parfait, ce tome est cependant agréable et il permet de se faire une piqûre de rappel avant le mois de décembre.

A découvrir

Vous pouvez aussi découvrir d'autres excellents articles sur Krinein, comme celui-ci : Androïdes – Tome 2 : Heureux qui comme Ulysse