9/10Delcourt - Walking Dead - 33. Epilogue

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 28/01/2020
Notre verdict : 9/10 - Le mort de la fin !

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La fin du voyage pour le comics culte de Kirkman ! Un dernier tome à la hauteur de la légende !

Difficile de parler de Walking Dead 33 sans un petit pincement au coeur. Depuis plus d'une décennie, Kirkman, Adlard, Rashburn et les autres nous ont baladé dans ce monde rempli de zombies. Au milieu de cette marée de morts-vivants, nous avons découvert Rick, Glenn, Carl, Maggie, Jésus, Andréa, Michonne ou encore Negan. Difficile également de parler de cette série sans un petit peu de bilan.


© Delcourt 2020.

 

Pour commencer avec cet album 33, parlons un peu de l'intrigue sans trop en dire. A la fin du tome 32, le plus grand héros de cet univers est mort et son fils est effondré, ne sachant pas s'il pourra continuer à vivre sans son père et héros. Plusieurs années après, nous retrouvons, le fils prodigue, Carl, adulte et lui-même papa. A travers lui, nous allons voir le monde dont il a hérité et qu'il veut préserver. Un monde où il semble parfois une relique, un monde qui doit se rappeler de "l'épreuve" et du travail de son père, Rick. C'est un tome qui a petit côté "dernier western" où les derniers cow-boys semblent disparaître au profit de la "civilisation". Carl va ainsi nous balader dans ce monde tout en nous faisant rencontrer les personnages qui ont fait Walking Dead.

Ce tome fait figure d'adieu sans verser dans le pathos. Les rencontres ou les visions des survivants de ce monde ne seront jamais gratuites et donneront du sens à ce "dernier rodéo" en terre zombie. Le tout avec le soin graphique que l'on connaît à la série.

Un excellent album qui clôt également un comics qui a su nous montrer un monde de comics sans verser dans la série B. Un comics si marquant qu'il fût décliné dans toutes les versions possibles, du jeu de société, à l'escape game en passant par des figurines, des séries, etc. Ce qui, pour moi a fait de Walking Dead une excellente série tient déjà dans un graphisme noir et blanc qui faisait la part belle aux humains, à leurs émotions. Elle posait un quotidien "simple" et sans fioritures dans un univers où les codes semblaient connus. Les zombies étaient une menace permanente mais elle était plus une alerte, un adaptation au monde qu'un danger ultime. Car dans cet univers, le vrai danger restait les "vivants" et toutes les facettes humaines étaient explorés. Des chasseurs de chair humaine, des survivalistes vêtus de peaux humaines ou encore des systèmes totalitaires pour le "bien" des gens. Toutes les menaces humaines devenaient 1000 fois pires que les zombies.


© Delcourt 2020.

 

Difficile d'oublier la perversité du Gouverneur ou les excès de Negan. Un grand héros tient aussi dans la grandeur de ses ennemis finalement. Walking Dead était également marquant pour la vulnérabilité de ses héros. Pas de chichis, les compagnons les plus braves pouvaient disparaître en une case à l'instar d'Abraham. Pas de survie miracle non plus, les morsures ont emporté Dale et une balle a tué Lorie. Même Rick sera de la partie malgré toutes les "épreuves" qu'il a vaincu. A la fin du voyage, même les survivants auront leur lot de cicatrices mentales ou physique à l'instar de Carl qui aura traversé avec Sophia tous les tomes.

Un excellent tome pour un excellent comics.
© Delcourt 2020.

 

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