Delcourt - Le Sauveur et Outcast veillent sur vous !

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 23/10/2017

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Deux héros qui ont à coeur d'aider leur prochain ! Venez assister aux exploits du Sauveur et de Kyle d'Outcast !

Le Sauveur – 8.5/10


 © Delcourt 2017.

 Avec un titre comme cela Todd McFarlane et Brian Holguin sont sûrs d’attirer le regard. Il faut dire que Todd est un habitué des lumières puisqu’il est l’une des méga stars des comics. Difficile de nier son impact sur Spider-Man ou de faire comme si Spawn était un héros inconnu au bataillon. Todd continue donc sur le thème de sauver le monde et il embarque Brian avec lui. Ce dernier avait bossé sur Spawn justement. Pour illustrer ce projet, Crain Clayton prend les crayons et connaît bien le monde de Todd puisqu’il a notamment œuvré sur Sam & Twitch, les deux flics les plus célèbres de la saga Spawn. Todd et ses potes de chez Spawn vont donc travailler ensemble sur un monde et un personnage inédit. Dans ce monde très normal, sans super héros en collant, un avion s'écrase dans une petite ville américaine. Tout est ravagé et au milieu des décombres en flammes, une femme cherche sa fille. C’est alors que débarque un homme qui porte sa fille dans ses bras. Elle est indemne. Mais chose étrange, en plus de la fille indemne, l’homme est nu et ne sait pas qui il est. Naturellement, une journaliste va embrasser ce sujet et nous allons en apprendre plus sur cet homme mystérieux qui pourrait changer la face du monde. Seulement, ce n’est pas facile d’être le sauveur. Voilà en gros le pitch et on peut dire que l’on cherche à savoir, découvrir, comprendre ce qui se passe. En plus, des questions de notre héros, il faut voir que la police le suspecte quand même pas mal car c’est louche un type qui fait tout ça. Et les médias jouent les charognards à le harceler pour tout et surtout n’importe quoi. On est donc embarqué, à l’instar du sauveur, dans un maelstrom qui ne va pas nous lâcher de la première à la dernière page. Les illustrations de Clayton sont très vivantes et les jeux de lumières semblent jaillir des pages. Seul bémol, c’est trop court ! On reste sur notre fin car tant de questions sont sans réponses, tant de personnages ont été travaillés sans aller au bout qu'il est dommage de s’arrêter en si bon chemin. Bon… Comme plainte, on a connu pire finalement…

 

Outcast – Tome 4 : Sous l’aile du diable – 8/10

 

La série continue son bonhomme de chemin toujours sous la houlette de Kirkman et avec les dessins torturés d’Azaceta. Les deux hommes ont un paquet de truc à régler pour que Kyle parviennent à vaincre ses démons. Déjà, il faut que notre héros échappe à sa « geôle ». Ce n’est pas une mince affaire et le « diable » a un paquet d’homme de main zélés pour garder Kyle. Le diable veut, dans le même temps, l'éduquer, lui apprendre un peu la vie et tout le « bien » qu’ils pourraient faire ensemble. Naturellement, Kyle ne va pas être très réceptif et les maigres alliés de notre héros vont également tenter de l’aider. L’étau se resserre sur Kyle dans ce tome et l’impression d’être seul contre tous (ou presque) est forte. Le mal semble partout et l’ambiance est de plus en plus pesante. Très bon point pour l’ambiance et pour les méchants qui font leur boulot comme il faut. Le côté démon/encre noir presque invincible et omniprésent font penser au Horla puissance dix. Azaceta a le chic pour dépeindre les décors et les méchants de la façon la plus sombre et malsaine possible. On continue donc de frémir (de plaisir) avec Outcast.


© Delcourt 2017.

 

 

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