Panini Comics - Wolverine, Deadpool et la Red Team voient rouge !

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 22/08/2014

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L'été est chaud pour certains plus que pour d'autres et nos héros ont intérêt à avoir une bonne protection solaire vu le programme brûlant qui les attend !

MAX : WOLVERINE MAX – Tome 3 : Extrême Logan – 5/10


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Suite et fin des aventures Max de Wolverine. Après le Japon et Los Angeles, Logan gagne la ville de Las Vegas où il est censé en apprendre plus sur ses origines. Pour gagner sa croute, il devient donc combattant clandestin jusqu’au jour où tout se remet en branle autour de lui. Logan va donc se retrouver au milieu de toutes les emmerdes possibles entre femme fatale et mafieux. Avec la première, j’ai eu l’impression de revoir le film Mémento. Logan se fait manipuler par tout le monde et en prend plein la tronche. Heureusement, il va trouver un moyen original de recouvrer ses capacités (que je vous laisse découvrir) et régler les comptes. Avec les mafieux, nous sommes censés découvrir qui est Logan. Cependant, la révélation n’est pas à la hauteur de nos espérances. Trop rapide, presque bâclée, elle ne parvient pas à nous prendre aux tripes. La conclusion finale remontera un peu le niveau mais rien d’extraordinaire. Surtout que les graphismes alternent toujours entre le percutant et l’approximatif. Si vous avez accroché les précédents volets, vous assouvirez votre curiosité mais pour les autres…

100% FUSION COMICS : RED TEAM – SAISON 1 – 8.5/10

Garth Ennis est un auteur que l’on ne présente plus et qui est brut de décoffrage dans son approche des comics. En effet, il ne faut pas laisser l’une de ses œuvres entre les mains des plus jeunes. Garth aime montrer les forces de l’ordre en action et il s’intéresse dans cet album à la police de New York. Il nous présente alors la Red Team, l’élite de la ville, qui a pour mission de coffrer les pires trafiquants de la ville. Cependant, lorsque l’un deux se joue d’eux et plante toute leur opération pour de nouveau échapper à la police, c’est la goutte d’eau. Duke, George, Trudy et Eddie décide de rendre la justice eux-mêmes. La Red Team va alors devenir juge et bourreaux pour punir ceux qui s’arrangent pour échapper au glaive de la justice. Cependant, loin d’être un récit vengeur et violent, Garth Ennis pose les bonnes questions sur les raisons et les conséquences de ce genre de décision. Il pose son regard sur les crimes, la police et la ligne sur laquelle tous les protagonistes marchent. Intelligent dans son fond, efficace et réaliste dans ses scènes d’action, il est difficile d’arrêter sa lecture une fois que l’on a commencé à lire. Il s’adjoint les services de Craig Cermak aux dessins et le petit nouveau rend une copie impeccable. Ennis bénéficie donc d’un atout graphique Craig qui a tout compris de l’univers de L’auteur. Un album assurément à découvrir.

MARVEL MONSTER : DEADPOOL – MERCENAIRE PROVOCATEUR – 8/10


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Deadpool n’est pas le héros le plus normal de la galaxie Marvel. Complètement barré, il est aussi charismatique que dérangé. Ces dernières années n’ont pas arrangé l’esprit de notre héros qui est toujours autant apprécié des fans. Cependant, illustrer la folie de Deadpool n’est pas chose aisée et il n’est pas rare de voir certaines aventures cotoyer le très moyen voir le nul. Heureusement, certains titres remontent le niveau du héros et ceux-ci en font partie. Pour faire simple, Deadpool est engagé par l’AIM, groupe terroriste, pour récupérer une arme mystérieuse en terre sauvage. Il découvre alors qu’il s’agit de la tête zombie de son alter-égo de la dimension Marvel Zombie et il comprend (difficilement quand même) qu’il doit sauver la planète en la ramenant dans sa dimension d’origine. Accompagné de la très sexy Dr. Becky, il va donc tenter de sauver le monde tout en séduisant la belle. Autant dire que dans les deux cas, ce n’est pas gagné car Deadpool oscille entre son envie de bien faire et son envie de faire plaisir. Mais son talent et son esprit loufoque lui permettent de jolis moments de bravoures grâce à l’imprévisibilité de ses plans (quand il en a). Et c’est bien cela le sel de cet album de plus de 300 pages ! La folie ! Deadpool a toujours des choses débiles à raconter et ses doubles dimensionnels ne sont que rarement plus sages. Le récit part donc dans tous les sens et la folie ne s’arrête jamais bien au contraire puisqu’elle semble contagieuse. Victor Gischler montre sa compréhension du personnage et il aura même le droit à une participation de l’un des papas de Deadpool à savoir Rob Liefed qui signera les dessins d’un des épisodes. Nous retiendrons également l’excellente prestation de Bong Dazo qui saura mettre du punch dans les aventures déjantées du héros. En résumé, si vous appréciez le personnage ou que vous recherchiez un comics délirant de qualité, cet album tombe à pic.


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