4.5/10Mikros & Photonik : l'ombre et la lumière

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 20/12/2013
Notre verdict : 4.5/10 - y'a pas photo...

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Cocorico, les super-héros "à la française" sont de retour ! Les fans purs et durs seront ravis, les autres, un peu moins... Il faut de tout pour faire un monde comme dirait un autre célèbre duo...

Riffhifi en avait parlé dans son comics school numéro 3 : les super-héros à la française. Et bien, ces derniers sont de retours ! Non content de revenir après des années d’absence (si on oublie le côté réédition), ils vont même s’unir pour combattre le mal avec un grand M. Les plus jeunes l’ignorent peut-être mais la France, sous l’impulsion de Marcel Navarro épaulé par les histoires de Jean-Yves Mitton et Ciro Tota, verra naître Mikros (et sa bande) et Photonik (et sa bande aussi). Cela va être l’occasion pour nos héros de sortir de leur retraite et de se rencontrer. Pour ma part, c’est la curiosité qui m’a attirée. En effet, à l’époque où je lisais Titans, Mikros m’insupportait avec sa naïveté et son côté un peu basique. Photonik était un peu plus sombre mais il lui manquait de l’envergure. Mais il y avait un travail de Mitton que j’avais vraiment aimé : Epsilon.  Futuriste, sombre et plus convaincant (au moins dans ses premières histoires), j’étais un grand fan. Mais revenons à nos héros et regardons si la retraite a eu du bon.


Une menace cosmique en approche

 

Pendant trente ans, nos héros ont, pour des raisons diverses, réussit à préserver leur jeunesse et leurs pouvoirs. Mikros et sa bande coulent des jours « tranquilles » dans un village du sud de la France entre pétanque et pastaga tandis que Photonik et ses acolytes vivent dans les égouts de New York. Une invitation mystérieuse les convie à la nouvelle tour New Yorkaise où tous les vieux super-héros (issus pour certains des parutions française de l’époque comme Zembla) sont réunis. Naturellement, il y a un piège et ce sera l’occasion pour le Psi de frapper avec davantage de puissance. L’alliance de Mikros et Photonik sera-t-elle suffisante ? On est dans du classique, du clin d’œil et du prévisible. Certes, Mitton fait un peu d’autodérision avec les pouvoirs pompeux et les tenues ringardes du Psi mais cela serait presque amusant sans la bande à Mikros. En effet, Saltarella et Crabby sont désespérants. Elle, en femme jalouse et un peu bête et Crabby en beauf alcoolique et bourrin. Déjà, caricaturaux à leur époque, ils en sont agaçants. À tel point que les amis de Photonik ont l’air normaux malgré le professeur qui semble vouloir lorgner du côté du professeur Tournesol. Et je vous épargne (à moitié) le passage en France où le temps semble s’être arrêté au temps de Pagnol.

Visuellement, il y avait de belles attentions de Reed Man. Colorés, vifs, dynamiques, les planches se succèdent dans le respect des séries d’origines. Cependant, le traitement de l’histoire et des personnages viennent masquer notre envie de profiter davantage du travail de l’artiste. Certes, l’histoire est gentille mais à moins d’être fan des deux séries, cet album ne parlera pas forcément aux autres.


Etre super-héros, ça préserve ! 

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