8/10Mara - Tome 5 - La Main de Dieu

/ Critique - écrit par Maixent, le 13/08/2017
Notre verdict : 8/10 - Ni Dieu ni Maître (Ecrivez votre critique)

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La fin d'une saga en apothéose.

Ce dernier opus s'ouvre sur l'officialisation du couple Mara/Elisa. Une officialisation dans la violence sous l'absence de bénédiction du père d’Elisa, désapprouvant les agissements contre nature d'une "créature". Mais le lecteur comprend que dorénavant il y a deux héroïnes qui seront unies jusqu'à la mort, ce qui n'est pas plus mal car le danger n'est pas loin. Le chef de l'Ordre du Sang Sacré, l'organisation mystique et dangereuse contre laquelle lutte Mara depuis le début vient d'avoir une promotion, il est ordonné pape. « Habemus papam » et ce n'est pas une bonne nouvelle vu sa passion pour le sang et le meurtre.


Amour...

 

Afin de se préparer au combat final, les deux héroïnes rejoignent Sonia que nous avions déjà vu dans les tomes précédents, et passent du bon temps en l'attendant mais l'histoire s'accélère et déjà le combat contre le boss de niveau commence. Mara défait son ancien maître d'arme dans un affrontement épique. Puis dans une progression dramatique, l'équipe des gentils composée du couple Elisa/Mara, Davide, l'ancien amant de cette dernière, et Sonia,  amoindrie par diverses circonstances, se constitue. Davide et Mara couchent ensemble ce qui n'est pas pour plaire à Elisa, engendrant zizanie et souffrances, situation immédiatement exploitée par le camp adverse qui kidnappe tout ce petit monde que l'on retrouve ligoté de manière ostentatoire au célèbre baldaquin aux colonnes torses de la basilique Saint Pierre de Rome. A savoir ce qu'il ressortira de cet affrontement tant attendu.
... et peines. 

 

De manière assez classique, ce tome final reprend tous les éléments et personnages aperçus dans les quatre tomes précédents qui se concentrent en un faisceau d'événements consacrant l'apogée de l'héroïne. La relation entre les deux femmes est très bien rendue et crédible. Avec ce que cela comporte d'amour, et de difficultés. Il est vrai que le nœud de l’intrigue n’est pas la relation entre les deux personnages et pourtant celle-ci prend une place primordiale dans le récit. Entre mysticisme, surnaturel et fin du monde connu, ce qui aurait pu être un banal récit d’aventure prend une dimension beaucoup plus humaine. Et même si la sexualité est parfois un peu trop mise en avant (Mara combat toujours à moitié nue si ce n’est entièrement), elle est surtout là pour servir la narration, donnant plus d’impact à la relation passionnée et charnelle de Mara et Elisa.

Quant au dessin, cela avait déjà été dit précédemment mais il n’a eu de cesse de s’améliorer au fil des albums, concluant la saga sur une apothéose graphique, Cosimo Ferri maitrisant parfaitement son art et son style, très réaliste et fougueux.

Mara,  portée au rang de divinité dans ce dernier opus, apporte une conclusion extrêmement satisfaisante à ces cinq tomes, devenant une figure éternelle et complète. Une saga qui, si elle n’était pas convaincante au début, a réussi à s’imposer.

 

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