Panini Comics - l'infiniment grand et l'infiniment petit !

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 07/08/2015

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Thanos et Ant-Man, chacun embrasse un univers mais leur dimension est opposée. Si Thanos côtoie les étoiles, Ant-Man joue les rases bitumes. Deux mondes différents mais un plaisir certain !

MARVEL NOW! : INFINITY – 8/10

 


Branle bas de combat !

Thanos nous avait prévenu avec son prélude à l’infini. Mais rien ne nous avait préparé à cela. En effet, Jonathan Hickman livre ici un récit dense et épique qui fait date dans l’univers Marvel. Même si l’événement s’est propagé dans plusieurs séries comme les Avengers, Infinity, se lit et se comprend sans avoir besoin d’aller lire les autres sagas. C’est bien là un travail de titan puisque les évènements relatés sont nombreux et riches en rebondissement. Pour résumer grossièrement, les Bâtisseurs, une race extra-terrestre ancienne et évoluée, part à la conquête/destruction de l’univers. Une guerre cosmique qui fait passer la guerre d’Annihilation pour du pipi de chat. Face à eux, l’alliance cosmique avec notamment Gladiator l’empereur des Shiars ainsi que les Avengers. Sur Terre, les choses ne vont pas mieux puisque Thanos profite de l’absence des héros pour attaquer. Avec les Illuminatis qui sont déjà bien occupés à détruire les points d’incursion, la Terre est au plus mal. Les Inhumains sont également la cible du titan fou et les répercutions vont être énormes (je ne dirais rien de plus sur le sujet mais cela changera la donne dans le monde Marvel). En somme, on en prend plein la vue et les dessins d’Opena, Weaver et Cheung sont également l’une des raisons de ce succès. Détaillés et riches en dynamisme, Infinity va littéralement vous happer pour ne vous relâcher qu’à la fin du récit. Certes, les évènements sont trèèèèèèèèèès denses et une fois de plus, les ennemis (dont Thanos) apparaissent trop souvent comme invincibles mais il faut reconnaître la qualité de cette production que ce soit sur le plan scénaristique que visuel.

 

MARVEL MONSTER : ANT-MAN - L'INCORRIGIBLE HOMME-FOURMI – 6/10


Un héros Fourmidable !
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Robert Kirkman ne fait pas que des zombies. Il est également versé dans le super-héroïsme. C’est ainsi que nous le retrouvons dans cette édition de Ant-Man qui regroupe les premiers pas d’Eric O’Grady dans le costume rouge du héros. Pym et Lang ne sont plus aux commandes et profitant d’une série d’évènements hauts en couleurs, le plus mythomane des agents du SHIELD se retrouve en fuite et dans le costume de l’homme fourmi. N’allez pas croire qu’il va se découvrir une conscience puisqu’Eric va en profiter pour embobiner son monde et s’adonner à ce que son costume fait de mieux : reluquer les filles. Rien de tel qu’un costume qui rétrécit pour infiltrer les salles des bains des plus belles femmes de la planète dont Miss Marvel. Certes, ses aventures sont burlesques et décalées mais Eric parvient à nous toucher par son audace et par le vent frais qu’il procure dans l’univers Marvel. C’est encore plus vrai qu’il fait ses œuvres au cours de la très sérieuse Civil War. Visuellement, c’est plus basique en revanche. On ne peut pas dire que le travail n’est pas bon mais il n’y a pas de quoi s’affoler. Cela dit, c’est en adéquation avec le côté humoristique de la série. Kirkman est d’ailleurs entouré d’artistes qui ont travaillé avec lui sur Invincible (Walker) ou encore les Gardiens du globe (Hester) ou même Tech Jacket (Randolph). Ainsi, cet Ant-Man, grâce à la sortie du film cela dit en passant, est un comics frais à la bonne humeur palpable. Un comics qui est donc parfait pour un été à la plage.

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