Delcourt - Tony Chu et Nobody Owens sont de sortie !

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 01/06/2015

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L'art de la table et la vie d'un cimetière ont en commun qu'ils ne laissent pas de marbre. Tony Chu et Nobody Owens sont deux aventuriers qui ne manquent pas de sel !

Tony Chu, détective cannibale – Tome 9 : Tendre poulet – 8/10


Poyo n'est pas du genre à signer des autographes ! 

Le détective au sens du goût surnaturel continue son bonhomme de chemin et on peut dire qu’il a du pain sur la planche. En effet, entre la mort de sa sœur Tonie ou encore les secrets que la plupart des protagonistes semblent lui cacher, Tony a de quoi s’occuper entre deux sauvetages du monde. Heureusement, sa vie personnelle a tout de même quelques avantages puisqu’il va se marier. Même s’il ne profitera pas de la lune de miel puisque le devoir l’appelle sans cesse. Ce nouvel album est donc bourré de surprises, de rebondissements et on en prend plein la vue. En prime, nous avons Poyo qui semble plus déchainé que jamais et dont nous pouvons voir les exploits dans des doubles pages d’anthologie. Visuellement la série continue à nous faire plaisir avec des détails à gogo et des clins d’œil dissimulés un peu partout. Original et survolté, Tony Chu est un comics à dévorer sans modération.

 

 

L’étrange vie de Nobody Owens – Tome1 – 6/10


Il a un paquet de potes Nobody !

Neil Gaiman est un auteur à l’imagination fertile comme nous avions déjà pu le voir sur Sandman (pour ne citer que celui là). P.Craig Russell l’a bien compris et il a donc décidé d’adapter L’étrange vie de Nobody Owens en comics. Nous découvrons alors que la vie a joué bien des tours au jeune Nobody. Alors qu’il était bébé, un homme a égorgé sa famille et il était sur la liste du tueur. Cependant, son esprit aventurier l’a conduit hors du lit, puis hors de la maison et enfin dans un cimetière où il a été adopté par ses habitants : les fantômes. Dès lors, il bénéficie de la latitude du cimetière et de sa protection. Il doit cependant grandir et Silas (qui semble être une sorte de vampire) est à la fois son tuteur et son pourvoyeur en nourriture (et vêtements). Entouré des morts et de leur pierre tombale, le jeune Nobody (ou Nob) va alors vivre de multiples aventures qui, mine de rien, vont nous expliquer petit à petit les circonstances tragiques de sa venue au cimetière. Néanmoins, ce fil rouge sera mince dans le premier tome puisqu’à l’instar du héros nous découvrons tout un univers oscillant entre la vie et la mort (goules, fantômes, sorcières, etc.). L’histoire est donc riche même si le côté bon enfant et prévisible peut parfois agacer. L’adaptation du roman est fidèle et le monde de Gaiman est respecté à tout point de vue y compris dans le style graphique. Cela se ressent notamment dans le choix des couleurs ou des textures. Cependant, malgré une certaine unité entre les différents artistes qui se succèdent au dessin, nous avons des histoires qui sont plus faibles visuellement (traits inconstants, manque de détail).

Ceci dit, le charme unique de cet album est indéniable et malgré une introduction un peu sanglante, elle peut être un tremplin pour les plus jeunes vers le monde de Gaiman.

 

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