7/10Daredevil - Intégrale 1966 - Frisson de plaisir !

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 11/04/2015
Notre verdict : 7/10 - Sans peurs et sans reproches ! (presque)

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Daredevil, dans son intégrale 1966, est un boulot à l'ancienne qui ravira les fans de comics et de l'homme sans peur. Certes, il est plus joyeux que ces dernières années mais c'est parfait pour profiter des premiers rayons de soleil printaniers !

Pour beaucoup, Daredevil est un héros sombre sans cesse torturé par le destin et ses démons intérieurs. Il est vrai que le travail de Frank Miller sur le sujet a profondément marqué le personnage et l’idée que l’on a de lui. Mais avant Miller, le héros a eu une carrière de plus de quinze ans. Des premiers pas de l’homme sans peur, nous retenons souvent que le costume jaune de ses débuts. Cependant, il a eu son lot d’aventures épiques en costume rouge. C’est bien ce que cette intégrale de 1966 veut nous prouver. Aux manettes, son papa Stan Lee. Nous ne présentons plus Lee tant son influence sur le monde des comics est grande. A ses côtés, nous retrouvons John Romita Senior que Stan est parvenu à faire venir chez Marvel alors que John doutait de son avenir dans le milieu. Stan lance donc Romita sur Daredevil avant que ce dernier laisse la place à Gene Colan. Le remplacement sera de rigueur puisque John sera transféré sur la série Spider-Man comme l’avait imaginé Stan au départ. Mais après cette petite présentation, place à l’action.


La force de 3 hommes !

 

Daredevil commence sur les chapeaux de roues puisqu’il va être entraîné dans des aventures en duo pour le début de cette intégrale. Premier candidat : Ka-Zar ! Encore peu connu du public (sauf celui de X-Men), le Tarzan de la terre sauvage va collaborer avec Daredevil pour éradiquer une menace qui pèse sur la jungle. En effet, alors que notre héros pensait prendre du repos en croisière, elle est la cible du Pillard dont la cachette est précisément dans le royaume de Ka-Zar. Coup du sort, l’homme de la jungle va découvrir ses origines lors de cette aventure. Au-delà du coup de bol monumental, il faut reconnaître que l’ensemble passe bien. Cela nous change du cadre habituel et donne un coup de fouet à Daredevil. De retour à New York, ce sera le Maraudeur Masqué qui va s’en prendre à notre héros. Ce coup-ci, c’est Spider-Man qui rejoint le casting. Cependant, si le héros est toujours aussi plaisant à voir, il est, dans cette histoire, un peu bourru. Peut-être une manière de mieux contraster avec le flegme et les acrobaties de l’homme sans peur mais le résultat, bien qu’efficace, n’est pas sans faille.

La suite de l’intégrale va voir notre héros aux prises avec un nouvel ennemi nommé le Gladiateur. En parallèle, il va gérer les soucis liés au triangle amoureux auquel il appartient aux côtés de Foggy et Karen. Le trio est mièvre à souhait et tout est devant eux sans qu’ils réalisent quoi que ce soit. Le pire, c’est lorsque Foggy va tenter de faire croire à Karen qu’il est Daredevil pour l’impressionner. Heureusement, l’action ira bon train et petit à petit, des éléments vont apparaître pour changer un peu la donne dans ce triangle à l’eau de rose (Stan Lee est le premier à reconnaître ce côté de l’intrigue durant ses apartés). Du côté de l’action, le Gladiateur n’est pas très convaincant et son union avec le Maraudeur Masqué ne sera pas la plus incroyable qui soit. Cependant, le rythme appliqué à l’ensemble de ces histoires procurera de la joie aux lecteurs.

Il faut dire que le travail de Romita et Colan est de bonne facture et que Daredevil semble presque jaillir des pages tant il virevolte. De son côté Stan Lee nous délecte de ses apartés qui sont par ailleurs bien retranscrites pour la traduction. Une intégrale fort sympathique qui ravira les fans de comics et de l’homme sans peur. Certes, c’est un Daredevil plutôt enjoué mais cela ne fait qu’augmenter ses capacités d’acrobatiques et de trompe la mort.
Partie de saute mouton avec la pègre ! 

 

 

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