7/10Captain America - Intégrale 1971 - En duo chic et choc avec le Faucon !

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 22/05/2015
Notre verdict : 7/10 - Harlem à mourir !

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Captain America devient meilleur à chaque intégrale. Après le road trip de l'an passé, il va poser ses valises à Harlem pour notre plus grand plaisir.

Dans la précédente intégrale (ici), Captain America ouvrait les yeux sur le monde et il était en quête de changement. Un petit road trip plus tard et le revoilà pour une année 1971 qui promet. Stan Lee demeure aux commandes du navire et il continue de transformer le héros comme nous le verrons plus tard. Nous retrouvons également deux artistes bien connus pour l’aider dans sa tâche : Gene Colan et John Romita Sr.


Un urbaniste pas tolérant du tout !

 

La force de cet album tient dans le duo entre Captain America et le Faucon. Les deux hommes vont s’épauler tout au long de cet album et comme le Faucon le signale dans plusieurs dialogues : il est un co-équipier, pas un faire valoir. Ainsi, même s’il a peaufiné quelques techniques martiales auprès de notre héros, il demeure un homme de terrain et de passion qui va offrir à l’album une dimension profonde via les guerres entre noirs et blancs dans l’Amérique des années 70 et notamment dans Harlem. Stan Lee va ainsi ancrer nos héros dans le quotidien et dans les rues. Cap sera ainsi tenu éloigné des méchants de secondes zones qu’il avait affrontées ces dernières années. Certes, le début de l’album possède encore des touches d’espionnages et d’ennemis douteux mais ils permettent deux choses : de voir le Faucon évoluer pour forger son propre style et de résoudre l’intrigue amoureuse de Cap pour Sharon.

Ainsi, le discours et les points de vue de Cap et du Faucon vont s’enrichir tout au long de l’album jusqu’à une conclusion qui laissera Cap en proie à davantage de question sur son devenir. Du point de vue de l’action, le travail est propre mais il faut reconnaître que le travail vieille école peut faire sourire par endroit. Ainsi, nos héros, pendant chaque mouvement, ne manque jamais de nous décrire chacun de leur geste comme à la parade. Nous avons ainsi des situations délirantes du style : « je n’ai que trois secondes pour effectuer cette vrille arrière afin de me raccrocher à ce poteau qui amortira ma chute afin de mieux surprendre… ». Puisque je me plains, le grand méchant de l’album sera assez facile à deviner lorsque l’on est fan du Captain. De plus, si je suis content de voir une histoire avec Spider-Man, je regrette le traitement un peu « bourrin » de cette intrigue.

Ceci dit, cet album présente une structure narrative prenante et le tandem Cap/Faucon marche bien. A la fin de cette intégrale, vous serez littéralement suspendu aux cases de Stan Lee. L’envie de découvrir la suite des pérégrinations de notre héros sera forte. Un album à découvrir ou redécouvrir qui fera plaisir aux fans du héros.
Duo de choc contre le mal ! 

 

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