6/10Avengers - Intégrale 1972 - Mi-super figue, mi-super raisin !

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 05/05/2014
Notre verdict : 6/10 - Tir pas si groupé !

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Une année 1972 dans un grand volume et qui contient le numéro 100 ! Le programme est alléchant mais tout n'est pas à prendre avec la même joie. Si le début démarre fort, la suite propose une autre chanson...

Les Vengeurs n’ont jamais connu le repos et les intégrales sont l’occasion rêvée pour compléter sa collection et parfaire ses connaissances. Ici, c’est l’année 1972 qui est dans notre viseur. Nos héros sont-ils en plein disco ? Que nenni, Roy Thomas qui façonne leurs histoires à cette époque, entend bien leur faire voir du pays. Celui qui sera mon maître avec Conan a donc entre ses mains le destin des plus puissants héros de la Terre et notamment le numéro 100 de leurs péripéties. Qu’avons nous donc au programme.


Cap fait la sieste ?

 

On attaque avec la fin de la guerre avec les Krees. Une aventure commencé en 1971 et qui voit sa conclusion au début de l’année 1972. Neil Adams, une des grandes figures du comics américain, signe ici les dessins avec le style qui le caractérise : actions tonitruantes, personnages entiers et explosions à gogo pour des séquences à travers la galaxie. Nos héros vont donc payer de leur personne et si Thor ou Iron Man sont à l’aise avec les démonstrations de forces dans le vide sidéral, il est intéressant d’observer Clint Barton alias Hawkeye mais ici connu sous le nom de Goliath alors qu’il va justement tomber en rade de pouvoir de croissance (donc ses capacités de Goliath). On appréciera aussi la performance de Rick Jones qui va sortir un peu de son rôle d’éternel second (merci encore à Riffihifi pour son article sur Jones (ici)) pour tenir l’espace de quelques pages, la tête d’affiche. Les amateurs d’X-Men Noir auront reconnu Angel, le fameux héros des années 30 aux côtés de Rick. Une belle aventure cosmique en somme où chaque élément prend sa place au fur et à mesure des pages.

Plus décevante, l’histoire avec l’Olympe avait pourtant un beau potentiel. En effet, pour fêter la 100ème, Arès donne de la voie et prend possession de l’Olympe tandis qu’Hercule est rendu amnésique suite à son altercation avec son demi-frère. Au départ, tout se met en place et on retrouve même Clint Barton dans son rôle d’archer (comment ? vous le découvrirez) même si son costume est atroce (ou disons qu’il a très mal vieillit). Puis, nos héros s’unissent tous pour aller défendre la Terre et combattre chez les dieux. On retrouve donc tout un ensemble de Vengeurs dont le Chevalier Noir ou Hulk  pour la grande bataille. Mais cette dernière est expédiée en deux coups de cuillère à pot avec un Arès qui ne livrera pas la bataille que l’on aurait attendu. Au dessin, on avait pourtant Barry Windson-Smith et Sal Buscema mais nous restons sur notre faim.


Assemblée générale ! 

 

La suite de cette intégrale continue d’arpenter une pente descendante. Ce qui fait véritablement défaut à cette dernière partie, c’est le manque d’inspiration des intrigues. Si l’on met de côté la partie consacré à la Vision où ses états d’âmes sont un régal, le reste est ponctué d’aventures empruntées aux X-Men puisque nous retrouvons les Sentinelles puis les Mutés de la Terre Sauvage. Peu d’originalité, les combats manquent même de peps et ce ne sont pas des mutants robots qui vont achever de nous convaincre (et encore moins l’explication attenante).

Cela commence donc bien avec des aventures avec un grand A puis la qualité scénaristique se perd petit à petit. Les questions intérieures de la Vision et l’avenir nous prouverons toutefois que nos héros ont su rebondir malgré tout.

 

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