4.5/109/11 - Tome 5 - Projet pour un nouveau siècle américain

/ Critique - écrit par plienard, le 29/11/2012
Notre verdict : 4.5/10 - 9/11, c'est trop bien noté ! (Ecrivez votre critique)

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9/11 est une série d’Éric Corbeyran et de Jean-Claude Bartoll aux éditions 12Bis et nous en sommes au cinquième tome. Le dessinateur est Jef et nous aurons malheureusement le loisir d’y revenir plus tard.


DR.
Au début du tome 5, Oussama ben Laden est enfin devenu l’un des dix hommes les recherchés au monde. Et alors que les Talibans refusent de le remettre aux autorités américaines, Cindy Mayer obtient le lieu de la planque du terroriste. Mais elle tombe dans un piège. Saïd-François Mohammed lui a en effet fourni l’info. Mais le financier occulte d’Al-Qaïda joue un double voire un triple jeu entre les pétroliers américains, les saoudiens et Al-Qaïda. Pendant ce temps, en Amérique, le temps des élections est en marche et tout un groupe d’influence se met en place pour mener au pouvoir Georges W. Bush Junior avec pour objectif le leadership mondial des États-Unis d’Amérique. Et cela passe par le pétrole.

Très intéressante sur le fond avec de nombreuses informations, cette bande dessinée l’est beaucoup moins sur la forme. Bien que la technique utilisée pour le graphisme lui donne un format très réaliste tel une enquête journalistique, elle n’arrive pas à cacher les difficultés du dessinateur. On a déjà du se plaindre du trait malhabile du dessinateur dans les tomes précédents.
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Et au cinquième tome, il semble qu’il nous confirme, voire qu’il justifie nos propos. Je passe le téléphone absent des mains de Cindy Mayer (page 21) – chose qui arrive dans de nombreux albums – alors qu’elle est en pleine conversation téléphonique. Remarquez, la technologie américaine permet peut-être de téléphoner avec uniquement sa main. Mais ceci n’est rien comparé à la multitude de personnages collés sur des images, aux proportions diverses, aux mains énormes ou difformes. Jef joue avec les perspectives, et il n’y arrive visiblement pas. C’est frustrant tant il arrive à faire des choses intéressantes dans les scènes d’action.

Emballé par le récit, ces petits tracas seraient insignifiants s’ils n’étaient pas aussi présents. Reste qu’au niveau de l’intrigue, on s’aperçoit que le lobbying pétrolier américain s’active sur le projet d’un nouveau siècle américain (PNAC) et va aller dans le sens de ses ennemis : « Pour que l’Amérique redresse la tête, nous avons besoin d’un électrochoc ...». De là à penser qu’ils ont laissé faire. Mais nous verrons cela dans les prochains albums.

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