7/10Elle - Tome 1 - Le tesson d'Amenartas

/ Critique - écrit par athanagor, le 02/09/2010
Notre verdict : 7/10 - De Cambridge à Dodoma (Ecrivez votre critique)

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Adaptation par Chouraqui et Albuquerque d'un roman d'Henry Rider Haggard, cette BD permet une très bonne surprise et un vrai moment d'aventure.

Très franchement et à première vue, c'est un réflexe de méfiance qui s'exprime à l'égard de cet album : la couverture a l'air de se la raconter énormément, dans ses couleurs fauves et stylisées, sur cette pose dramatique du personnage central. Clairement, ça sent la grosse tête et les chevilles enflées. Puis vient la minute de réflexion, et là ce n'est pas mieux, car Chouraqui à la BD, on a déjà essayé et on n'était pas très convaincu. Et que dire d'Albuquerque ?

Alors, quand même, avec courage et surtout parce qu'on est là pour ça, on essaie. Et comme cela se produit parfois, on se dit : bah en fait, ç
a va ! Chouraqui ne s'en sort pas trop mal dans la décomposition et la présentation de l'histoire. Il n'est bien sûr pas en roues libres, puisqu'il s'agit de l'adaptation d'un roman. Mais en 48 pages, on reçoit énormément d'information sans que cela soit pesant. Et pour ça, chapeau ! De plus, des passages font parfois surgir des cases de texte, affichant des interventions de personnages en dehors de l'action, qui sortent des conneries en rapport avec l'événement présent, mais complètement décalé, dans le seul but de faire sourire le lecteur. Et ça marche. Ces apparitions régulières finiront par nous remémorer un passage où Frank Margerin représentait Lucien et son groupe de rock, à la recherche d'une tenue vestimentaire destroy, poursuivis par une escouade de policiers dans les rues de Malakoff. Un grand moment.

Egale surprise pour l'illustration. Bizarrement le trait d'Albuquerque, qu'on a pourtant l'habitude de ne pas goûter, passe lui aussi assez bien. D'une part il se prête plus facilement à ce style, un peu plus léger et narratif. D'autre part il est bien moins chargé et beaucoup plus fluide. Cette fluidité est grandement épaulée par les couleurs terre de Sandrine Cordurié (dont on note assez souvent l'excellent travail) d'où ressort, comme un phare, la chevelure rousse du personnage au centre de toutes les attentions.

Promis sur deux tomes, cette histoire distrait et donne envie, plongeant le lecteur dans une aventure africaine et mystérieuse dont il brûle de connaître le dénouement.

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